‘économie résistera au choc des mauvais prêts hypothécaires aux États-Unis, même si sa cadence est appellée à ralentir.

23 mars 2007

La plupart des stratèges et gestionnaires consultés se font rassurants après le mouvement de repli qui a amputé de 4 à 6 % des Bourses. Ils font le pari que les difficultés du marché immobilier américain ne se propageront pas à l’ensemble de son économie.

” L’emploi et les salaires augmentent toujours. Or, ils ont plus d’influence sur la consommation que l’effet de richesse lié à l’appréciation des maisons “, avance Norman Rashkowan, gestionnaire chez Investissements Standard Life.

La vigueur de la Chine, où la production industrielle a bondi de 18,7 %, en février, réconforte aussi les financiers sur la santé de l’économie mondiale. D’ailleurs, la stabilité des taux d’intérêt américains de 10 ans, qui oscillent entre 4,5 et 4,6 %, et la force des prix des denrées pendant la récente baisse des Bourses montrent que les investisseurs n’appréhendent pas de cassure économique, dit Robert Spector, économiste chez McLean Budden.

Le niveau des indicateurs économiques avancés laisse entrevoir un ralentissement économique et non une récession. Le portrait mondial des taux envoie le signal d’une économie mondiale solide, fait valoir Ben Joyce, stratège chez BMO Nesbitt Burns. Les économistes tablent toujours sur une progression de 2,4 % de l’économie canadienne en 2007 et de 2,9 % en 2008.

Les prévisions pour l’économie américaine ont diminué de 2,7 à 2,4 % pour 2007. En 2008, la cadence devrait retourner à son potentiel de 3 %. L’économie mondiale devrait aussi retrouver une vitesse de croisière de 4-4,5 % en 2007-2008, après trois ans de croissance record de plus de 5 %, prédit Deutsche Bank.

La qualité à rabais

Il ne faut pas pour autant conclure que ce pronostic est un feu vert pour la Bourse. Les marchés boursiers pourraient en effet connaître d’autres secousses, car le récent repli a été modeste et de courte durée, prévient M. Joyce.

Aussi, les investisseurs ont à peine réduit le risque de leur portefeuille, pendant le mouvement de recul, si l’on se fie à la bonne tenue des marchés émergents, des obligations d’entreprises, et des titres à faible capitalisation.

Étrangement, les titres américains les moins bien cotés par Standard & Poor’s sont encore plus performants et nettement plus chers que les titres de premier ordre, remarque Jack Ablin, stratège américain de BMO Marchés des capitaux.

” Il est rare d’avoir l’occasion d’améliorer la qualité de ses placements à rabais. Le marché offre cette occasion actuellement “, écrit-il.

Vincent Delisle, stratège chez Scotia Capital, hésite à adopter une stratégie plus audacieuse à court terme, car les investisseurs devront s’ajuster à la modération des perspectives pour l’économie et les profits au cours des prochains trimestres. Il est encore trop tôt selon lui pour relever ses objectifs pour les indices en prévision des profits attendus en 2008.

D’ici 12 mois, il entrevoit un potentiel de gain de 3 à 5 % pour la Bourse de Toronto, incluant les dividendes et de 7 à 10 % pour l’indice américain S&P 500.

Les États-Unis ont la cote

À l’instar d’autres collègues, M. Delisle préfère la Bourse américaine au marché canadien. Non seulement les titres américains à grande capitalisation sont peu chers, mais la diversification du S&P 500 devrait permettre à cet indice de mieux se défendre en cas de décélération de l’économie et des profits.

La Bourse de Toronto tire la moitié de sa valeur des titres des ressources, ce qui rend l’indice S&P/TSX plus sensible aux sauts d’humeur des investisseurs quant à la trajectoire économique.

Ben Joyce aime aussi le rapport risque-rendement de la Bourse américaine. L’indice S&P 500 pourrait augmenter de 8 % d’ici 12 mois grâce à une progression prévue de 6-7 % des profits en 2007 et 2008. Cela se compare à un rythme de plus de 10 % au cours des 19 derniers trimestres.

Les titres du S&P 500 s’échangent à un multiple de 16,8 fois leurs profits, soit 30 % de moins que leur évaluation moyenne depuis cinq ans.

Les profits ne sont pas le seul point d’appui pour la Bourse. Les entreprises dégagent des fonds libres élevés de leur exploitation qui financent des rachats d’actions et de meilleurs dividendes, des dépenses en capital et des acquisitions, un phénomène qui se prolongera jusqu’en 2008, selon lui.

” Il faudrait une hausse marquée des taux d’intérêt ou un déclin des profits pour que la Bourse perde son attrait à nos yeux “, fait aussi valoir André d’Amours, gestionnaire chez MacDougall, MacDougall, MacTier.
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Montréal: le marché immobilier de la revente a crû de 8 pour cent en février

7 mars 2007

Le marché immobilier de la revente a crû de 8 pour cent au mois de février dans la grande région de Montréal avec 5350 transactions enregistrées sur le système MLS de la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM).

En février 2006, 4932 transactions avaient été enregistrées, a indiqué l’organisme mardi.

Le volume des ventes a atteint 1,2 milliard $ en février, soit une hausse de 19 pour cent par rapport au milliard de dollars enregistré en février 2006 dans le système MLS.

Depuis le début de 2007, le marché de la revente dans la grande région de Montréal, avec 8954 transactions, affiche une hausse de 11 pour cent comparativement aux 8073 transactions cumulées pour la même période en 2006.

Selon Michel Beauséjour, chef de la direction de la Chambre, la conjoncture économique influence directement le marché immobilier et comme celle-ci est positive avec une croissance de l’emploi soutenue, une confiance des consommateurs en l’économie toujours positive et des taux hypothécaires à un bas niveau, le marché est excellent pour l’achat ou la vente de propriétés.

M. Beauséjour soutient que si tous les indicateurs économiques se maintiennent au cours de l’année de nouveaux records pourraient être battus sur le marché de la revente.

© La Presse Canadienne 2007

Atterrissage en douceur des mises en chantier d’habitations en 2007 et 2008

15 février 2007

OTTAWA, le 5 février 2007 – Après avoir atteint 227 395 en 2006, le nombre de mises en chantier de logements au Canada diminuera pour s’établir à 209 500 cette année. C’est ce que révèle le rapport Perspectives du marché de l’habitation, Canada du premier trimestre de 2007, publié par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Même si la construction résidentielle perdra de son entrain, cela fera six années de suite en 2007 que le nombre de mises en chantier dépasse le cap des 200 000. En 2008, il poursuivra sa descente et se situera à 195 500.

« L’activité ralentira encore, car la demande d’habitations pour propriétaire-occupant évoluera vers des niveaux plus susceptibles de se maintenir », a déclaré Bob Dugan, économiste en chef à la SCHL. « La majeure partie de la demande refoulée qui s’était accumulée durant les années 1990 s’est résorbée. Par ailleurs, la hausse des charges de remboursement hypothécaire causée par l’augmentation continue des prix et le léger relèvement des taux hypothécaires contribuera à modérer la construction résidentielle cette année et l’an prochain. »

Les ventes de logements existants que comptabilise le Service inter-agences® (S.I.A.®) sont demeurées près des records en 2006. Leur nombre descendra à 464 550 en 2007 puis à 449 200 en 2008. De même, après cinq années de croissance rapide, le prix S.I.A.® moyen augmentera plus lentement – de 5,9 % en 2007 et de 3,3 % en 2008 – puisque les marchés de revente se rapprocheront de leur point d’équilibre. C’est dans l’Ouest canadien qu’auront lieu les plus fortes hausses. En Alberta, le prix S.I.A.® moyen, qui avait bondi de 29,5 % en 2006, grimpera de 13,3 % en 2007. En Ontario et au Québec, il progressera respectivement de 3,2 et 4,1 %.

L’édition susmentionnée des Perspectives du marché de l’habitation présente également des prévisions relatives aux taux d’inoccupation pour certains marchés locatifs clés. Le taux d’inoccupation moyen des appartements locatifs dans les 28 principaux centres urbains du Canada a légèrement diminué. Il a fléchi de 0,1 point de pourcentage entre octobre 2005 et octobre 2006, pour s’établir à 2,6 %. La bonne conjoncture de l’emploi, l’afflux migratoire et l’écart grandissant entre les loyers et les frais de possession continueront d’exercer des pressions à la baisse sur la proportion de logements vacants. Néanmoins, encore beaucoup de ménages locataires seront tentés d’accéder à la propriété, si bien que le taux d’inoccupation ne bougera pratiquement pas. Il montera quelque peu pour atteindre 2,7 % en 2007 et s’y maintenir en 2008. À Calgary, le pourcentage d’unités vacantes restera bas (0,6 % en 2007 et 1,0 % en 2008) en raison de la vive demande de logements locatifs. À Montréal, marché locatif le plus considérable du pays, le mouvement d’accession à la propriété continuera de faire sentir ses effets, de telle sorte que le taux d’inoccupation des appartements poursuivra sa progression : il se situera à 3,2 % en 2007 puis à 3,5 % en 2008.

En Colombie-Britannique, la construction résidentielle perdra de sa vigueur, mais elle demeurera intense par comparaison aux observations passées. La grande confiance des consommateurs, l’augmentation de l’emploi et du revenu ainsi que le bilan migratoire positif se traduiront par une demande certaine de logements. Toutefois, à mesure que le marché de la revente se rapprochera de son point d’équilibre, la demande d’habitations existantes débordera moins sur le marché du neuf. En conséquence, de 36 443 en 2006, le nombre de mises en chantier descendra à 34 700 en 2007 et à 32 300 en 2008.

En Alberta, même si le dynamisme du marché du travail continuera d’attirer des travailleurs venant d’ailleurs au Canada, l’escalade des prix sur les marchés du neuf et de la revente calmera la demande de logements au cours des deux prochaines années. On s’attend à ce que le nombre de mises en chantier, qui s’était hissé à 48 962 en 2006, diminue pour s’établir à 45 500 en 2007 – son troisième sommet en importance – puis à 42 500 en 2008.

En Saskatchewan, l’amélioration du bilan migratoire, la vitalité du marché de l’emploi et la forte hausse du revenu sont de bon augure pour la demande d’habitations. Les mises en chantier, au nombre de 3 715 en 2006, devraient fléchir quelque peu et se chiffrer à 3 600 en 2007 de même qu’en 2008.

Au Manitoba, grâce aux importants volumes de construction non résidentielle, à la bonne conjoncture de l’emploi et à l’efficacité du Programme des candidats des provinces, qui vise à attirer des habitants d’autres pays, le nombre de mises en chantier restera appréciable. Il devrait se situer à 4 900 cette année puis à 4 750 l’an prochain, après avoir atteint 5 028 en 2006.

En Ontario, la décélération de la migration nette, le renchérissement des logements neufs, le choix élargi sur le marché de la revente et le manque de terrains auront pour effet de réduire le nombre de mises en chantier. De 73 417 en 2006, ce dernier passera à 67 000 en 2007 et à 62 750 en 2008 – résultats qui cadrent davantage avec la moyenne des quinze dernières années.

Au Québec, l’expansion économique et démographique demeurera modeste. Par ailleurs, la demande refoulée qui s’était accumulée pendant les années 1990 s’est résorbée. Le nombre de mises en chantier glissera donc de 47 877, son niveau de 2006, à 42 650 en 2007 et à 38 925 en 2008.

Au Nouveau-Brunswick, l’effet des gains réalisés par le secteur de l’énergie sera atténué par l’avenir peu prometteur du secteur manufacturier et de l’industrie du bois d’œuvre. La persistance des mouvements migratoires vers l’Ouest canadien et la croissance restreinte de l’économie ralentiront la progression de l’emploi. On s’attend à une baisse des mises en chantier, dont le nombre passera de 4 085 en 2006 à 3 700 en 2007 et à 3 600 en 2008.

En Nouvelle-Écosse, malgré la faible création d’emplois, la conjoncture économique continue d’être généralement favorable à la demande de logements, et ce grâce aux bas taux hypothécaires, à la grande confiance des consommateurs et à l’augmentation du revenu des ménages. Après avoir atteint 4 896 en 2006, le nombre de mises en chantier descendra à 4 650 cette année et à 4 400 l’an prochain, selon les prévisions.

À l’Île-du-Prince-Édouard, l’économie devrait se développer à un rythme modéré au cours des deux années à venir, et le taux de croissance de l’emploi se posera bien en dessous de 1 %. En conséquence, la construction résidentielle se repliera : on prévoit 675 mises en chantier en 2007 et 650 autres en 2008, alors qu’on en avait dénombré 738 en 2006.

À Terre-Neuve-et-Labrador, même si le taux de progression du PIB s’élèvera à 5,0 %, le nombre de mises en chantier diminuera : de 2 234 en 2006, il passera à 2 125 en 2007. Sous l’effet de pertes démographiques soutenues et du faible accroissement de l’emploi, il poursuivra sa glissade et s’établira à 2 050 en 2008.

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) est l’organisme national responsable de l’habitation au Canada, et ce depuis plus de 60 ans. Elle veille à ce que les Canadiens aient accès à un large éventail de logements de qualité, à coût abordable, et elle favorise la création de collectivités et de villes dynamiques et saines partout au pays. Pour en savoir davantage, composer le
1-800-668-2642.

Renseignements sur ce communiqué :

Bob Dugan
SCHL
613-748-4009
bdugan@cmhc-schl.gc.ca

Perspectives nationales du marché de l’habitation
Indicateurs clés du marché de l’habitation

 2006
Chiffres réels 2007
Prévisions 2008
Prévisions
Mises en chantier d’habitations 227 395
 209 5001
 195 5001
 
Mises en chantier, maisons individuelles 121 313
 109 3001
 101 3001
 
Mises en chantier, logements collectifs 106 082
 100 2001
 94 3001
 
Ventes S.I.A.®2 483 3373
 464 5501
 449 2001
 
Prix de vente S.I.A.® moyen ($)2 276 3253
 292 6311
 302 1811
 

Perspectives provinciales du marché de l’habitation
Mises en chantier d’habitations

 2006
Chiffres réels 2007
Prévisions 2008
Prévisions
Terre-Neuve-et-Labrador 2 234
 2 125
 2 050
 
Île-du-Prince-Édouard 738
 675
 650
 
Nouvelle-Écosse 4 896
 4 650
 4 400
 
Nouveau-Brunswick 4 085
 3 700
 3 600
 
Québec 47 877
 42 650
 38 925
 
Ontario 73 417
 67 000
 62 750
 
Manitoba 5 028
 4 900
 4 750
 
Saskatchewan 3 715
 3 600
 3 600
 
Alberta 48 962
 45 500
 42 500
 
Colombie-Britannique 36 443
 34 700
 32 300
 

Source : SCHL, Perspectives du marché de l’habitation, Canada, premier trimestre de 2007.

1 Chiffres arrondis à la centaine près.
2 Service inter-agences® (S.I.A.®) est une marque de commerce enregistrée de l’Association canadienne de l’immeuble (ACI). Les données portent sur dix provinces.
3 Estimations.

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Taux d’intérêt: faible variation en 2007

15 février 2007

Louis Tanguay

Le Soleil

Québec
L’écart entre les taux d’intérêt de court et de long terme au Canada devrait rester mince en début d’année et même dans un an.

Quand les économistes , Stéphane Marion (Financière Banque Nationale), François Dupuis (Mouvement Desjardins) et Carlos Leitao (Valeurs Mobilières Banque Laurentienne) comparaient leurs prévisions économique, mercredi dernier, on pouvait constater qu’ils étaient moins optimistes que la Banque du Canada (BdC) sur le taux de croissance de l’économie canadienne en 2007.

Le lendemain, la BdC commençait à revoir à la baisse son hypothèse d’évolution du produit intérieur brut.

 

 

 

Pétrole et inflation

Mais commençons par une donnée qui influence aussi les taux d’intérêt directeurs de la banque centrale, mais qui touche surtout le portefeuille de tout le monde: l’inflation.

Au pire, si votre revenu demeurait stable au cours de 2007, votre pouvoir d’achat ne devrait diminuer que de 2,1 %.

Les divergences de vues sur ce thème sont dominées par l’évolution du prix du pétrole brut. Pas surprenant, puisque l’essence et le mazout constituent une composante importante de l’ensemble des biens que vous achetez.

L’offre de pétrole se rétablit pendant que la demande mondiale diminue, signale Stéphane Marion pour qui le manque de discipline des pays exportateurs pour fermer leur robinet ramènera le baril à 46 $US.

Pour Carlos Leitao, la baisse récente du prix est liée, entre autres, au retrait des grands fonds de couverture (hedge funds). Mais la demande devrait reprendre à l’automne quand le ralentissement de l’économie américaine sera passé. Mais, entre-temps en baissant sa production, l’OPEP fait aussi baisser la “prime de risque” sur le pétrole en recréant une capacité excédentaire qui deviendrait utilisable en cas d’incident. D’où sa prédiction de 60 $US le baril en fin d’année.

Pour François Dupuis, la croissance du poids de l’Inde et de la Chine dans l’économie mondiale condamne le pétrole à un prix élevé qui pourrait osciller entre 50 et 75 $US, pour terminer l’année à 66 $US.

Le huard

Le prix du brut conditionnera aussi la valeur du dollar canadien en cours d’année.

Selon Stéphane Marion, le huard pourrait voler “sur place” en 2007 pour être encore dans la fourchette 85-87 ¢US en décembre.

Car la devise américaine devrait profiter d’une amélioration de la balance commerciale, malgré les coûts croissants de la guerre en Irak.

Mais l’impact sur votre budget de vacances pourrait varier selon la destination que vous aurez choisie. Le dollar devrait s’affaiblir face à l’euro et au yen.

De plus, soutient Carlos Leitao, le billet vert bénéficiera d’un différentiel de taux d’intérêt attirant les capitaux aux États-Unis.

Plus à l’étranger

Les Canadiens investissent davantage à l’étranger, mais les retours d’intérêt et de dividendes devraient ensuite améliorer la balance des comptes courants qui, à plus long terme et avec la baisse de la dette étrangère du Canada pourrait ramener notre dollar au-dessus des 90 ¢US en 2008-2009.

François Dupuis parle lui aussi de faiblesse temporaire, mais exclut la parité de change pour un avenir prévisible.

Tout cela nous ramène à des perspectives assez stables sur les taux d’intérêt.

Les autorités monétaires américaines ont peu de marge de manoeuvre et, si la Banque du Canada abaisse ses taux directeurs d’ici à l’été pour stimuler la reprise économique, cela n’amorcera pas un cycle baissier, dit Carlos Leitao. Ils devraient remonter à l’automne.

Un été sans baisse?

Advenant que la reprise serait déjà enclenchée, on pourrait même passer l’été sans baisse des taux directeurs. Un des risques importants reste l’évolution des prix des maisons en Alberta qui n’avait rien de comparable avec ce qui se passait dans le reste du pays en 2006.

L’inflation ne va nulle part

Enfin, pour Stéphane Marion l’inflation ne va nulle part à cause de la baisse anticipée du prix du pétrole, est surtout si on retire du panier de provisions les coûts de l’immobilier en Alberta.

Si les taux d’intérêt augmentent ailleurs dans le monde, l’économie canadienne ne promet rien de tel.

Dans un an, votre stratégie hypothécaire et vos attentes de revenus d’intérêt ne devraient pas avoir beaucoup changé, si on en croit les trois économistes.

 

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Augmentations de loyer 2007 - La CORPIQ souhaite un calcul plus équitable

29 janvier 2007

MONTREAL, le 24 janv. /CNW Telbec/ - La CORPIQ estime qu’il est temps que
le gouvernement du Québec adopte une méthode de fixation des loyers plus
équitable pour les propriétaires. La CORPIQ veut également que les
propriétaires puissent remettre au niveau du marché le loyer d’un logement
libéré par un locataire.
    Pour que la méthode de fixation utilisée par la Régie du logement soit
plus équitable, la CORPIQ propose deux choses : premièrement, de se baser sur
le taux d’inflation général (1,7 % en 2006) pour indexer le revenu net, soit
la portion du loyer qui reste au propriétaire après le paiement des dépenses
et avant le versement des frais hypothécaires.
    Deuxièmement, elle suggère que les dépenses dites majeures engagées dans
la rénovation et l’amélioration d’un logement ou d’un immeuble soient, à tout
le moins, immobilisées au taux de 7 %. Ce chiffre correspond au taux d’intérêt
hypothécaire pour cinq ans plus 1 %. Ainsi, des travaux de 1000 $ dans un
logement se traduiraient par une augmentation du loyer totalisant 70 $
annuellement pendant environ 14 ans (7 % par année) ou 6 $ sur une base
mensuelle. Présentement, la Régie du logement applique le taux de rendement
des certificats de placement garanti pour cinq ans plus 1 %, ce qui ne
constitue pas un incitatif suffisant pour les propriétaires.

    En fonction de ces deux modifications, la CORPIQ considère les scénarios
suivants comme seuil minimum des augmentations de loyer pour 2007 :

    <<
    Taxes à 0 % et assurances à 3,4 %
    ---------------------------------------------------------------
           Loyer incluant le chauffage                Chauffage
    ---------------------------------------------       exclu
    Electricité       Gaz          Mazout
    ---------------------------------------------------------------
          1,7 %     0,9 %           1,9 %               1,5 %
    ---------------------------------------------------------------
    Si des travaux de 1 000 $ sont effectués pour un loyer de 600 $ :
    ---------------------------------------------------------------
          2,6 %     1,9 %           2,8 %               2,5 %
    ---------------------------------------------------------------
    Taxes à 5 % et assurances à 3,4 %
    ---------------------------------------------------------------
           Loyer incluant le chauffage                Chauffage
    ---------------------------------------------       exclu
    Electricité       Gaz          Mazout
    ---------------------------------------------------------------
          2,3 %     1,4 %           2,7 %               2,3 %
    ---------------------------------------------------------------
    Si des travaux de 1 000 $ sont effectués pour un loyer de 600 $ :
    ---------------------------------------------------------------
          3,2 %     2,4 %           3,6 %               3,3 %
    ---------------------------------------------------------------
    Taxes à 10 % et assurances à 3,4 %
    ---------------------------------------------------------------
           Loyer incluant le chauffage                Chauffage
    ---------------------------------------------       exclu
    Electricité       Gaz         Mazout
    ---------------------------------------------------------------
          2,8 %     1,9 %          3,5 %                3,1 %
    ---------------------------------------------------------------
    Si des travaux de 1 000 $ sont effectués pour un loyer de 600 $ :
    ---------------------------------------------------------------
          3,8 %     2,9 %          4,5 %                4,1 %
    ---------------------------------------------------------------
    >>

    Luc Courtemanche, président aux affaires publiques de la CORPIQ, déplore
que le parc des immeubles à logements au Québec vieillisse mal et nécessite
des investissements majeurs que la méthode de calcul actuelle ne reconnaît
qu’en partie : “A ce rythme, les propriétaires vont se décourager d’investir
et nous assisterons à une détérioration accrue du bâti immobilier au Québec.
C’est pourquoi l’indexation des loyers doit tenir compte des dépenses réelles
des propriétaires. N’oublions pas que nous retrouvons au Québec les loyers
parmi les plus bas au Canada.”
    Selon la CORPIQ, il est temps que la Régie du logement et que le
gouvernement revoient la méthode de fixation. “La publication du rapport Roche
en 2003 nous a permis de croire en une volonté politique de revoir la méthode
de fixation des loyers. Trois ans plus tard, force nous est de constater que
ce n’était qu’un exercice cosmétique”, de conclure M. Courtemanche.

    Organisme à but non lucratif fondé en 1980, la CORPIQ est la plus
importante association à défendre les droits et à offrir des services aux
propriétaires de logements et la seule à être présente partout au Québec. Au
nombre de 277 000, ces propriétaires possèdent un total de 1,250 million de
logements locatifs d’initiative privée.
recherche Benoit Brosseau agent immobillier

 

La Régie du logement suggère des hausses ajustées en fonction des rôles

29 janvier 2007

MONTREAL (PC) - La Régie du logement a publié mercredi des normes en matière de hausses de loyer pour 2007 qui tiennent compte des augmentations de taxes foncières imposées par les nouveaux rôles d’évaluation.
La Régie suggère ainsi aux propriétaires des hausses de loyer variant entre 0,4 % et 1,1 %, selon le mode de chauffage, là où les taxes municipales n’ont pas été augmentées de façon significative.

Dans le cas où les propriétaires doivent subir des hausses de taxes foncières et scolaires, la Régie propose une augmentation additionnelle de 0,7 % par tranche de 5 % d’augmentation de la charge fiscale.

Dans le cas d’un logement chauffé au mazout, l’augmentation de base suggérée est de 1,4 %, celle-ci devant passer à 2,1 % avec une hausse de taxes de 5 % et à 2,8 % avec une fiscalité alourdie de 10 %.

Par ailleurs, d’autres augmentations peuvent s’ajouter lorsque des travaux d’amélioration majeurs ont été réalisés à l’immeuble.

Le Front d’action populaire en réaménagement urbain, le FRAPRU, estime que ces hausses sont raisonnables, mais maintient qu’un contrôle gouvernemental des prix serait préférable. L’organisme fait valoir qu’un peu moins de 1 % des loyers sont fixés par la Régie parce que la plupart des locataires ne défendent pas leur droit de refuser les augmentations abusives, souvent par crainte de représailles ou de perte de logement, bien que les propriétaires n’aient pas le droit d’agir ainsi.

«C’est au locataire de défendre ses droits, malheureusement seul, et souvent les locataires sont vulnérables devant un propriétaire, parce qu’ils ont peur de perdre leur logement, même s’ils ont le droit de le conserver», a déclaré en entrevue le porte-parole du FRAPRU, Jean-Claude Laporte.

Pour sa part, la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec, la CORPIQ, estime que la Régie devrait revoir son mode de calcul des augmentations en se basant sur le taux d’inflation et en accordant des pourcentages plus généreux lorsque des travaux majeurs sont réalisés. La CORPIQ estime que les taux actuels découragent l’investissement dans les immeubles locatifs et mèneront, à long terme, à une détérioration du parc immobilier locatif.

«Les locataires ont amplement raison de se plaindre que la qualité des logements est médiocre au Québec, a dit Luc Courtemanche, président de la CORPIQ. La raison est fort simple : c’est que depuis 25 ans, le gouvernement contrôle le prix des loyers afin de donner accès à des logements à moindres coûts. Mais qui dit moindres coûts, dit pas de rénovation, pas d’entretien, pas de travaux majeurs.»

 

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La SCHL publie un rapport exhaustif sur l’état du logement au Canada

9 janvier 2007

OTTAWA, le 11 décembre 2006 - L’Observateur du logement au Canada 2006, publié aujourd’hui par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), fait un survol des progrès qui ont été réalisés en matière d’habitation au cours des soixante dernières années et montre à quel point les conditions de logement au Canada se sont améliorées au fil du temps. Les Canadiens ont bénéficié d’améliorations substantielles à ce chapitre, comme en témoignent aujourd’hui les caractéristiques et l’état des habitations, ou encore les taux de propriétaires-occupants.

Selon L’Observateur, revue annuelle de l’état du logement au Canada, le secteur de l’habitation a apporté beaucoup à l’économie canadienne en 2005. En retour, la forte croissance de l’emploi, l’augmentation du revenu et les bas taux hypothécaires ont alimenté la demande de logements et contribué à l’activité intense enregistrée sur les marchés de la construction résidentielle, de la revente, de la rénovation et du crédit hypothécaire à l’habitation.

« L’Observateur est une excellente source de données complètes et fiables sur l’habitation : c’est un outil indispensable pour quiconque s’intéresse au logement », a déclaré Karen Kinsley, présidente de la SCHL. « Destiné à un large éventail d’intervenants, notamment les urbanistes, les responsables de l’élaboration de politiques, les chercheurs et les constructeurs, L’Observateur renferme une analyse approfondie des besoins et des défis en matière d’habitation au Canada. »

L’Observateur présente une revue détaillée des conditions de logement, des tendances dans le domaine de l’habitation au Canada et des principaux facteurs sous-jacents. Afin de souligner le 60e anniversaire de la SCHL, L’Observateur propose un volet spécial consacré aux progrès accomplis au Canada au chapitre du logement. On y retrace l’évolution des besoins des Canadiens à cet égard au cours des 60 dernières années et y souligne certaines des réalisations remarquables ayant jalonné l’histoire du logement au pays.

L’Observateur aborde aussi le défi que représente le développement durable, et il montre différents moyens trouvés par les collectivités pour renouveler leurs quartiers : construction sur terrains intercalaires, adaptation et conversion de bâtiments, réaménagement de terrains contaminés, aménagement de logements accessoires.

Cette année, la SCHL a élargi les ressources accessibles en ligne qui sont diffusées en même temps que L’Observateur. On trouve désormais des renseignements encore plus détaillés sur les conditions de logement et les tendances du marché de l’habitation au Canada, dans les provinces et territoires, et dans les grands centres urbains. Vous pouvez consulter L’Observateur et les statistiques connexes sur l’habitation dans le site Web de la SCHL, au www.schl.ca.

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) est l’organisme national responsable de l’habitation au Canada, et ce depuis plus de 60 ans. Elle veille à ce que les Canadiens aient accès à un large éventail de logements de qualité, à coût abordable, et elle favorise la création de collectivités et de villes dynamiques et durables partout au pays.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Leigh Howell
SCHL
Tél. : 613-748-2326
lhowell@cmhc-schl.gc.ca

Demandes de renseignements du public :
1-800-668-2642

Document d’information

Faits saillants

Facteurs démographiques et socio-économiques influant sur la demande de logements

En 2005, la forte croissance de l’emploi, l’augmentation du revenu et les bas taux hypothécaires ont continué d’alimenter la demande de logements.
La modeste augmentation (3,3 %) du revenu réel médian après impôt des ménages enregistrée entre 1990 et 2004 cache des tendances opposées chez les propriétaires (hausse de 4,5 %) et les locataires (baisse de 4,8 %).
Depuis quelques années, la construction résidentielle a été intense malgré le ralentissement de l’expansion démographique et le vieillissement de la population.
Les personnes âgées occupent une place de plus en plus importante sur le marché de l’habitation.Plus d’un Canadien sur huit avait au moins 65 ans en 2001, et la proportion va quasiment doubler au cours des 15 prochaines années.
Entre 1996 et 2001, la population des Autochtones s’est accrue de 22 %, soit beaucoup plus rapidement que celle des non-Autochtones (3,4 %).
L’augmentation de la population étant en perte de vitesse et le nombre annuel d’immigrants étant d’habitude supérieur à 200 000, la migration internationale nette intervient actuellement pour environ les deux tiers de l’accroissement démographique au Canada.
Presque 60 % des nouveaux immigrants interrogés dans le cadre de l’Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada ont indiqué qu’ils planifiaient d’acheter une habitation au cours des prochaines années.
Évolution récente du marché de l’habitation

Le marché des logements neufs est demeuré très actif, les mises en chantier d’habitations ayant atteint leur deuxième sommet des 18 dernières années. En s’établissant à 225 500 en 2005, le nombre de mises en chantier a franchi le cap des 200 000 pour la quatrième année d’affilée.
En 2005, les ventes de logements existants ont battu tous les records pour la cinquième année de suite, et le prix S.I.A.® moyen a grimpé de plus de 10 %.
Les dépenses de rénovation ont atteint 40 milliards de dollars en 2005, du jamais vu.
Le marché locatif s’est stabilisé en 2005. Dans la plupart des grands centres urbains, les loyers moyens et les taux d’inoccupation n’ont subi que de modestes variations.
D’octobre 2004 à septembre 2005, les achèvements de logements locatifs dans les principaux centres urbains ont progressé quelque peu, alors que ceux de logements en copropriété ont augmenté dans une proportion légèrement inférieure à 30 % pour se chiffrer à près de 49 000.
Financement de l’habitation

La valeur totale des prêts hypothécaires approuvés a augmenté de 10,9 % et atteint 182,1 milliards de dollars en 2005. La valeur moyenne de ces prêts s’est accrue de 8,8 % par rapport à 2004 et s’est chiffrée à 145 000 $.
En 2005, la valeur totale moyenne des prêts en cours a été de 624 milliards de dollars, dépassant de 55,7 milliards son niveau de 2004.
Les taux d’intérêt affichés des prêts hypothécaires à taux fixe de cinq ans se sont élevés en moyenne à 6,0 % en 2005. L’écart entre le taux fixe consenti pour des prêts de cinq ans et le taux variable s’appliquant aux prêts ouverts a rétréci et s’est établi à 1,3 point de pourcentage à la fin de l’année.
Par le truchement des titres hypothécaires, les investisseurs détenaient 16,3 % de la valeur moyenne des prêts en cours, une proportion supérieure à celle de 14,4 % relevée en 2004. Pour leur part, les banques avaient 60,6 % des prêts, contre 62 % en 2004.
Environ 27 % des consommateurs ayant contracté, renouvelé ou refinancé un prêt hypothécaire ont fait affaire avec des courtiers. Le pourcentage n’a presque pas changé depuis 2004 mais il a augmenté par rapport à 1999, année où il s’établissait à 14 %.
Dans votre quartier : densifier et renouveler les quartiers

Plus de 80 % des Canadiens vivent actuellement dans des centres urbains, si bien que le Canada est au nombre des pays les plus urbanisés.
Depuis le milieu des années 1940, la plupart des aménagements ont été réalisés en périphérie de zones urbaines, sur des terrains « vierges » comme les forêts et les exploitations agricoles, créant ainsi des agglomérations moins compactes que le noyau des villes.
Les projets de densification s’accompagnent souvent de coûts supplémentaires, mais les municipalités peuvent faciliter les choses de diverses façons.
Les préoccupations que suscitent les opérations de densification représentent souvent un obstacle, qu’il est toutefois possible de surmonter en consultant la population tôt dans le processus.
La forte demande de logements issus d’opérations de densification incite les promoteurs et les municipalités à chercher des façons originales d’ajouter des habitations dans les secteurs résidentiels existants.
Situation de logement et revenu

Les tendances de consommation en matière de logement sont fortement influencées par la capacité qu’ont les ménages de payer leurs frais de logement.
Les données du Recensement de 2001 révèlent que plus le revenu d’un ménage est bas, plus il est probable qu’il s’agisse d’un ménage d’une seule personne, d’une famille monoparentale ou d’un ménage dirigé par un aîné.
La proportion de ménages propriétaires est directement reliée au revenu.
Plus le revenu d’un ménage est bas, plus le logement habité risque d’être vieux et petit, et plus la probabilité est grande que ce logement soit un appartement plutôt qu’une maison individuelle.
Les ménages dont le revenu se situait dans la tranche la plus basse consacraient au logement une proportion beaucoup plus forte de leur revenu que les autres ménages. Environ 60 % d’entre eux avaient des besoins impérieux en matière de logement.
En moyenne, les ménages qui éprouvaient des besoins impérieux en matière de logement dépensaient presque la moitié de leur revenu mensuel pour se loger.
Soixante ans de progrès en habitation au Canada

L’année 2006 marque le 60e anniversaire de la SCHL.
Chaque période ayant marqué l’histoire du logement au cours des six dernières décennies est caractérisée par des défis et des débouchés qui lui sont propres et qui ont nécessité des réactions adaptées de la part du gouvernement et du secteur. Les résultats de ces efforts transparaissent dans les conditions de logement dont les Canadiens jouissent aujourd’hui.
En 1941, de nombreuses maisons au Canada étaient dépourvues d’installations de plomberie intérieures; elles n’avaient pas d’eau courante (39 %), de toilette intérieure à chasse d’eau (44 %) et de bain ou de douche (55 %), caractéristiques que possèdent maintenant la quasi-totalité des logements au pays.
Depuis, d’importantes améliorations ont été apportées à l’état des habitations au Canada, et le taux de propriétaires-occupants a beaucoup augmenté. À l’heure actuelle, seulement 8 % des bâtiments résidentiels au pays requièrent des réparations majeures, comparativement à 27 % en 1941. Deux tiers des Canadiens sont propriétaires de leur logement aujourd’hui, contre un peu plus de la moitié (57 %) à l’époque.
La population canadienne est généralement reconnue comme l’une des mieux logées du monde entier.

 

recherche par Benoit Brosseau agent immobilier

Le taux annuel d’inflation est passé à 1,4 pour cent en novembre au Canada

9 janvier 2007

OTTAWA (PC) - Le taux annuel d’inflation a augmenté en novembre au Canada. Il est passé à 1,4 pour cent, comparativement à 0,9 pour cent en octobre.

Statistique Canada indique que les prix ont augmenté rapidement à mesure que l’effet de la baisse du prix de l’essence s’estompait. Le prix de l’essence a diminué de seulement 3,1 pour cent entre novembre 2005 et novembre 2006, faisant suite à des chutes de plus de 14,0 pour cent enregistrées au cours des deux mois précédents.

Egalement, les propriétaires ont dû débourser un peu plus en raison de l’accroissement de certains frais, entre autres le coût des réparations et le coût d’intérêt hypothécaire.

Malgré cette hausse de l’inflation, la croissance de l’indice des prix à la consommation demeure bien en deçà de la moyenne de 2,3 pour cent affichée au cours des cinq dernières années. Il s’agit toutefois de la première fois en trois mois que l’indice d’ensemble dépasse la barre du 1,0 pour cent.

recherche par Benoit Brosseau agent immobilier groupe sutton

Toronto — Les banques CIBC, TD Canada Trust, Scotia et le Groupe Desjardins ont tous réduit, hier, certains de leurs taux hypothécaires résidentiels.

19 décembre 2006

TD Canada Trust réduit ainsi de 0,05 %, à 6,45 %, le taux de son prêt hypothécaire fermé sur cinq ans. Le taux pour un prêt d’un an est quant à lui abaissé de 0,1 %, à 6,4 %, tandis que celui pour un prêt de 10 ans recule de 0,05 % à 7,05 %. Ces changements entrent en vigueur aujourd’hui. La Banque CIBC a emboîté le pas à la TD pour le prêt de cinq ans, tandis que le taux pour un prêt d’un an passe à 6,3 %, en baisse de 0,1 %. Le taux pour un prêt de 10 ans recule quant à lui de 0,05 % à 7,2 %.

Le Groupe Desjardins a aussi annoncé une réduction de ses taux pour des prêts de cinq ans et d’un an. Ils reculent respectivement de 0,05 % et 0,1 %, à 6,45 % et 6,3 %. Le taux pour son prêt de 10 ans passe à 7,2 %, en baisse de 0,1 %.

Quant à la Banque Scotia, elle a décrété une baisse de 0,1 % pour ses taux d’un an, à 6,35 %, et de 0,05 % pour ses taux de cinq et 10 ans, à 6,45 % et 7,55 %, respectivement.

recherche par Benoit Brosseau bbrosseau@sutton.com

Logements sociaux-Les propriétaires veulent un moratoire

19 décembre 2006

Au moment où la Société canadienne d’hypothèques et de logement confirme que le taux d’inoccupation a augmenté dans plusieurs régions de la province, les propriétaires demandent à Québec d’imposer un moratoire sur la construction de nouveaux logements sociaux

La Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) estime qu’il y a maintenant suffisamment de logements disponibles pour que le gouvernement cesse son initiative. « Le gouvernement a investi pour construire 10 000 logements sociaux, le point d’équilibre [du niveau d’inoccupation] est atteint. Il faut que le gouvernement se retire de ce domaine-là » soutient Luc Courtemanche, président des affaires publiques de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec.

Les propriétaires craignent de revivre la période creuse du début des années 90, où le taux d’inoccupation était relativement élevé, ce qui a entraîné des pertes de revenus importantes pour eux.

M. Courtemanche ajoute que si Québec veut aider les gens à faible revenu, le gouvernement devrait consacrer directement l’argent aux familles et non aux projets immobiliers.

Plus de logements inoccupés au Québec

La requête des propriétaires immobiliers survient au moment où la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) dévoile les résultats de son enquête annuelle sur les logements locatifs.
Les chiffres de la SCHL confirment que le taux d’inoccupation a augmenté dans plusieurs régions du Québec. Dans la région de Montréal, le taux d’inoccupation a augmenté de 0,7 point pour atteindre 2,7 %. À Québec, le taux a progressé de 0,1 point pour se situer à 1,5 %. C’est dans la région de Gatineau que le taux d’inoccupation a fait le bond le plus important. D’octobre 2005 à octobre 2006, il est passé de 3,1 à 4,2 %.

La SCHL explique cette hausse du taux d’inoccupation par la faiblesse des charges de remboursement hypothécaire qui a continué d’inciter des ménages locataires québécois à accéder à la propriété. Ce facteur, conjugué aux occasions d’emploi peu nombreuses chez les jeunes, a eu pour effet de contenir la demande locative. Les achèvements de logements locatifs pour aînés ont aussi contribué à la progression des taux d’inoccupation dans certains centres du Québec.

Au Canada en général, le taux a effectué un léger repli de 0,1 point pour s’établir à 2,6 %. L’économiste en chef au Centre d’analyse de marché de la SCHL, Bob Dugan attribue cette diminution à la forte création d’emplois et la progression appréciable du revenu. Ces facteurs ont contribué à stimuler aussi bien la demande d’habitations pour propriétaire-occupant que celle de logements locatifs.

En 2006, les taux d’inoccupation les plus élevés dans les grands centres urbains ont été observés à Windsor (10,4 %), Saint-Jean (N.-B.) (6,8 %) et St. John’s (T.-N.-L.) (5,1 %), et les plus bas, à Calgary (0,5 %), Victoria (0,5 %) et Vancouver (0,7 %).

Le FRAPRU s’inquiète

Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) s’est montré plutôt prudent face aux chiffres présentés par la SCHL qui confirment une augmentation du taux d’inoccupation des logements locatifs.
François Saillant, coordonateur au FRAPRU
 
Selon le FRAPRU, l’augmentation du taux d’inoccupation n’aidera en rien les locataires à faible revenu puisque les logements qui sont disponibles sont habituellement ceux qui sont inabordables. « Dans la région métropolitaine de Québec, une famille qui se cherche un logement de trois pièces à coucher et qui ne peut pas payer plus que 550 dollars par mois, le taux d’inoccupation est de zéro. Alors que pour les logements de 1000 dollars ou plus le taux d’inoccupation est d’environ 5 % » dit François saillant, coordornateur au FRAPRU.

M. Saillant a aussi réagi aux demandes des propriétaires d’imposer un moratoire sur la construction de logements sociaux. Il soutient que s’il n’y avait pas eu de construction de logements à prix modiques au cours des dernières années, la situation des familles les moins bien nanties seraient catastrophique « Et c’est ce qu’on voudrait du côté de la CORPIQ, que la situation soit dramatique comme ça » dit-il.

François Saillant a aussi rejeté l’idée véhiculée par les propriétaires que Québec donne l’argent directement aux familles pauvres plutôt que d’investir dans la construction de logements. Selon lui, ces initiatives n’ont pas été concluantes dans le passé et les propriétaires en font la promotion simplement parce qu’il y a maintenant plus de logements de disponibles et qu’ils veulent les louer.

François Saillant soutient qu’il y aurait de meilleures alternatives pour les locataires à faible revenu, parmi celles-ci il mentionne notamment les coopératives d’habitation, des logements sans but lucratif et les HLM. « Il n’y a aucun HLM qui a été construit à Montréal depuis 13 ans et il y a 24 000 ménages sur les listes d’attente » conclut-il.

 

Recherche par Benoit Brosseau  bbrosseau@sutton.com