Archive pour juin 2006

L’économie canadienne demeurera vigoureuse en 2006, d’après les économistes à 16h38 HAE, le 22 juin 2006

Vendredi 30 juin 2006

MONTREAL (PC) - L’économie canadienne n’a à peu près jamais été aussi en santé qu’aujourd’hui et nulle tempête n’est à prévoir d’ici la fin de l’année, soutiennent les économistes qui s’attendent à une croissance d’au moins 3 pour cent pour 2006.

D’après Clément Gignac, de la Banque Nationale, “on a peut-être les meilleurs ‘fondamentaux’ qu’on ait jamais observés depuis 50 ans”. Cela s’accompagne cependant d’importantes disparités régionales puisque les matières premières ne sont pas réparties également entre les provinces.

L’économiste montréalais prédit une croissance de 3 pour cent pour le pays cette année. La progression la plus rapide devrait être enregistrée à Terre-Neuve-et-Labrador avec 6 pour cent d’augmentation du PIB. Le Québec fermera la marche avec une hausse modeste d’environ 2 pour cent.

“On n’a pas fini d’entendre parler de péréquation”, a-t-il souligné dans une conférence sur Internet.

Ses prévisions sont moins optimistes que celles de Craig Wright, vice-président et économiste en chef de la Banque Royale, qui s’attend à une croissance de 3,3 pour cent pour le Canada et de 2,5 pour cent pour le Québec cette année.

Les deux experts s’accordent toutefois pour dire que le secteur manufacturier, concentré dans le centre du pays, devrait continuer à souffrir de la vigueur du dollar. Clément Gignac pense même qu’on pourrait assister à la disparition d’autres emplois dans la fabrication.

Il convient de souligner que le stratège de la Financière Banque Nationale voit le dollar à parité avec la devise américaine d’ici 18 mois. A son avis, le Canada demeurera un refuge pour les investisseurs, surtout si l’immobilier se dégonfle aux Etats-Unis.

Pour éviter d’encourager l’inflation, la Banque du Canada n’aura probablement d’autre choix que de recommencer à hausser les taux, une politique “controversée” qui va contribuer à soutenir la devise.

Les investissements consentis ces derniers mois devraient malgré tout permettre aux entreprises exportatrices de tirer leur épingle du jeu. “On ne fera pas faillite demain, même si le dollar reste à 0,90 $ US”, a insisté M. Gignac.

Craig Wright ne fait pas du tout la même lecture de la situation actuelle. Selon lui, le dollar canadien devrait plutôt perdre un peu de vigueur et retomber à environ 0,81 $ US dans la deuxième moitié de l’année.

Grisaille aux Etats-Unis

Pour le vice-président de la RBC, cela pourrait permettre à l’économie canadienne de coiffer celle des Etats-Unis au fil d’arrivée.

M. Craig prévoit que les deux pays connaîtront une croissance comparable en 2006. L’année suivante, le PIB du Canada devrait toutefois progresser de 2,9 pour cent, soit plus que celui des Etats-Unis dont l’augmentation devrait tourner autour de 2,7 pour cent.

Encore une fois, Clément Gignac est plus pessimiste. Pour 2007, il s’attend en effet à une progression d’au plus 2,4 pour cent de l’économie américaine.

La Banque Nationale s’inquiète de plus en plus “sérieusement” du comportement du consommateur américain “qui reste au rendez-vous même si son bilan se détériore” et qui utilise sa maison “comme un guichet automatique” à coup de refinancements hypothécaires.

Selon M. Gignac, l’essoufflement des ménages pourrait entraîner un important ralentissement au sud de la frontière d’ici deux ans. Cela ne serait pas sans conséquences sur les économies asiatiques, dont celle de la Chine, qui dépend de plus en plus du marché américain.

La SCHL assouplit ses règles de souscription et réduit le coût des mensualités hypothécaires

Vendredi 30 juin 2006

OTTAWA, le 28 juin /CNW Telbec/ - La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) contribue à rendre l’accession à la propriété plus facile et plus abordable pour les Canadiens en éliminant le droit de demande s’appliquant à l’assurance des prêts hypothécaires pour propriétaires-occupants à rapport prêt-valeur élevé, en assurant des prêts hypothécaires assortis d’une période d’amortissement prolongée et en offrant des options de remboursement plus souples. “Ces solutions financières novatrices permettront à un plus grand nombre de Canadiens d’acheter une maison et de le faire plus tôt dans leur vie”, a déclaré Karen Kinsley, présidente de la SCHL. “En réduisant les coûts et en multipliant les assouplissements, la SCHL continue d’aider les Canadiens à réaliser leur rêve de devenir propriétaires.” A compter d’aujourd’hui, la SCHL élimine le droit de demande pour tous les produits d’assurance visant les prêts hypothécaires pour propriétaires-occupants à rapport prêt-valeur élevé. Pour un dossier typique, cette suppression du droit de demande équivaut à 165 $, mais elle peut s’élever à 235 $ pour certains types de transactions d’assurance. “Là où elle le pourra, a SCHL continuera d’examiner des façons d’améliorer ses produits et services et de réduire les frais de financement que doivent payer les Canadiens.” En outre, la SCHL fournira des produits d’assurance qui permettront aux prêteurs d’offrir aux emprunteurs qui gèrent leurs dettes de façon responsable la possibilité de payer uniquement les intérêts hypothécaires, et ce, pendant les dix premières années de leur prêt achat ou de leur prêt de refinancement. Cette nouvelle option donnera aux emprunteurs davantage de souplesse pour la gestion de leurs finances personnelles. Plus tôt cette année, la SCHL a été le premier assureur au Canada à accepter la prolongation des périodes d’amortissement jusqu’à 30 ans, dans le cadre d’un projet pilote. Forte du succès remporté par cette initiative, la SCHL poursuit ses efforts visant à faciliter l’accession à la propriété en régularisant cette option et en acceptant d’assurer des prêts hypothécaires d’une durée pouvant aller jusqu’à 35 ans. La prolongation des périodes d’amortissement permet aux emprunteurs d’acheter une habitation plus tôt et d’accumuler un avoir propre plus rapidement. Une surprime est exigée. Elle est de 0,20 % pour un prêt amorti sur 30 ans et de 0,40 % pour un prêt amorti sur 35 ans.

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) est l’organisme national responsable de l’habitation au Canada, et ce, depuis plus de 60 ans. La SCHL veille à ce que les Canadiens aient accès à un large éventail de logements de qualité, à coût abordable, et elle favorise la création de collectivités et de villes dynamiques et saines partout au pays.

DOCUMENT D’INFORMATION

NOUVEAUX PRODUITS D’ASSURANCE ET AMELIORATION AUX PRODUITS ACTUELS

La SCHL est fière d’être l’organisme national responsable de l’habitation et l’assureur hypothécaire de choix au Canada. En 1954, la SCHL introduisait l’assurance prêt hypothécaire au Canada, un produit qui a facilité le financement de près de 9 millions d’habitations et a aidé les Canadiens à réaliser leur rêve de devenir propriétaires. En fournissant une assurance prêt hypothécaire aux prêteurs, la SCHL permet aux consommateurs d’obtenir un prêt hypothécaire avec une mise de fonds de 5 p. 100 seulement, et ce, aux taux d’intérêt normalement réservés aux emprunteurs dont la mise de fonds est d’au moins 25 p. 100. Grâce à l’innovation, la SCHL fournit les produits, les services, le soutien et les outils permettant de tenir compte de façon économique et efficace de l’évolution des marchés de l’habitation et des marchés financiers. L’annonce d’aujourd’hui constitue un nouveau pas dans cette direction.

Elimination du droit de demande s’appliquant à l’assurance des prêts hypothécaires pour propriétaires-occupants à rapport prêt-valeur élevé

Jusqu’à présent, la SCHL percevait un droit de demande et une prime d’assurance. Elle réduit de nouveau le coût de l’accession à la propriété en supprimant le droit de demande pour tous les produits d’assurance hypothécaire s’appliquant aux prêts pour propriétaires-occupants à rapport prêt-valeur élevé. Pour un dossier typique, cette réduction des frais de financement s’établit à 165 $, mais elle peut s’élever à 235 $ pour certains types d’assurance. Compte tenu des réductions accordées sur les primes d’assurance au cours des trois dernières années, qui ont atteint jusqu’à 30 %, l’élimination du droit de demande relatif aux prêts pour propriétaires-occupants à rapport prêt-valeur élevé démontre la détermination de la SCHL à faire en sorte que l’accession à la propriété demeure abordable pour les Canadiens.

Assurance des prêts hypothécaires pour propriétaires-occupants avec paiement des intérêts seulement

La nouvelle assurance des prêts hypothécaires pour propriétaires-occupants avec paiement des intérêts seulement, offerte par la SCHL, a été conçue pour donner aux prêteurs la possibilité d’offrir aux emprunteurs d’autres options de remboursement. Les emprunteurs ayant démontré leur capacité à rembourser leurs dettes peuvent choisir de payer les intérêts seulement pendant la période initiale du prêt hypothécaire, mais sans dépasser dix ans. La SCHL déterminera l’admissibilité de l’emprunteur en se fondant sur les rapports d’amortissement de la dette utilisés dans le cas des prêts hypothécaires amortis. La surprime est de 0,25 % pour une période de cinq ans et de 0,50 % pour une période de dix ans. Cette option de remboursement offre davantage de flexibilité aux emprunteurs concernant l’utilisation de leurs liquidités pendant les dix premières années du prêt. Après cette période, le solde sera amorti de la même manière que pour les autres prêts hypothécaires. L’emprunteur commencera à rembourser le principal et continuera à payer les intérêts. Les versements hypothécaires seront suffisants pour faire en sorte que le solde soit remboursé intégralement dans un délai de 25 ans à compter de la date à laquelle le prêt a été octroyé. Cette nouvelle assurance sera avantageuse pour les jeunes qui ont une bonne cote de solvabilité, mais qui préfèrent jouir d’une souplesse accrue pour payer les frais initiaux non récurrents qui découlent de l’achat d’une première habitation.

Prolongation de la période d’amortissement des prêts pour propriétaires- occupants

Plus tôt cette année, prévoyant que les besoins des Canadiens pourraient changer, la SCHL innovait sur le marché en acceptant d’assurer des prêts hypothécaires assortis d’une période d’amortissement pouvant atteindre 30 ans, dans le cadre d’un projet pilote. Cet essai s’est révélé concluant et il a facilité l’accession d’un nombre considérable de Canadiens à la propriété. La SCHL est heureuse d’annoncer aujourd’hui que les périodes d’amortissement de 30 ans sont maintenant offertes de façon continue et qu’elle acceptera également de prolonger les périodes d’amortissement jusqu’à un maximum de 35 ans. Par exemple, si un emprunteur achète une habitation de 200 000 $, en versant une mise de fonds de 5 %, et contracte ainsi un prêt hypothécaire de 190 000 $, les mensualités relatives au prêt amorti sur 25 ans, à un taux de 6 %, s’élèveraient à environ 1 215 $. En portant la période d’amortissement à 30 ans, le même emprunteur ne verserait que 1 130 $ par mois. Si la période d’amortissement était de 35 ans, il ne paierait que 1 075 $ par mois. Le tableau suivant démontre l’incidence de la prolongation de la période d’amortissement sur les mensualités hypothécaires (en fonction d’un taux d’intérêt de 6 %).

États-Unis - Inflation: la menace persistera jusqu’à ce que l’immobilier s’essouffle

Dimanche 18 juin 2006

La menace inflationniste continue d’étendre son ombre sur les États-Unis. Elle devrait cependant se dissiper à mesure que se dégonflera le marché immobilier. D’ici là, la banque centrale américaine aura sans doute décidé de rehausser ses taux au moins encore une fois.

L’indice des prix à la consommation (IPC) est passé d’un taux annualisé de 3,5 % au mois d’avril à 4,2 % en mai, a annoncé hier le département américain du Travail. Phénomène plus préoccupant encore, l’indice de base, qui exclut les prix les plus volatils de l’énergie et de l’alimentation, est lui aussi passé de 2,3 % à 2,4 % durant la même période.

Ces statistiques peu réjouissantes étaient très attendues parce qu’elles sont les dernières sur l’inflation avant que la Réserve fédérale américaine (Fed) ne tienne sa prochaine réunion, les 28 et

29 juin, visant à fixer son taux directeur. La banque centrale a pour cible non officielle de maintenir l’indice de base à 2 %. Son président, Ben Bernanke, a ameuté les places boursières, la semaine dernière, en se disant préoccupé par le niveau d’inflation. Il avait notamment qualifié «d’inacceptable» le fait que l’indice de base ait crû à un taux annualisé de 3,2 % pour la période de trois mois se terminant en avril. On apprenait hier que ce taux avait grimpé à 3,8 % en mai.

Les marchés boursiers ont paradoxalement clôturé légèrement à la hausse hier. L’indice Dow Jones de la Bourse de New York s’est apprécié de 1,03 % et le Nasdaq, de 0,65 %. L’indice de référence de la Bourse de Toronto a gagné, quant à lui, 0,52 %.

Au cours des sept séances précédentes, la peur de l’inflation et de nouveaux relèvements des taux de la Fed avaient fait perdre au Dow Jones tous ses gains réalisés depuis le début de l’année et fait reculer la Bourse de Toronto de 8,4 %.

Les statistiques sur l’inflation d’hier n’ont pas eu l’air d’avoir d’effets parce que «les actions avaient déjà subi de trop fortes baisses» au cours des jours précédents, a expliqué à l’Agence France-Presse Peter Cardill, analyste de SW Bach. Et puis, «les marchés avaient déjà intégré la hausse» des taux d’intérêt à la prochaine réunion de la Fed.

Hausses des taux d’intérêt

Selon Stéfane Marion, économiste principal adjoint à la Financière Banque nationale, les statistiques d’hier ne font pas que «garantir une hausse des taux d’intérêt américains à la fin du mois de juin, elles augmentent aussi la probabilité que la Fed reste ensuite en mode d’attente jusqu’à ce qu’elle obtienne la confirmation d’un ralentissement économique».

Est-ce que la Fed remontera encore son taux directeur après l’avoir porté de 5 % à 5,25 % le 29 juin ? «Nous en doutons», ont fait savoir les économistes du Mouvement Desjardins. «Premièrement, la hausse des coûts est loin d’être généralisée et ce que l’on observe n’est pas un effet retardé des hausses des prix de l’énergie, des prix des matières premières et l’utilisation des ressources.» De plus, lorsqu’on y regarde de plus près, on constate que l’augmentation de l’indice de base aux États-Unis est principalement attribuable à l’augmentation des coûts de logement, qui devraient s’aplanir, dans les prochains mois, avec le dégonflement du marché immobilier. Une fois enlevée cette composante, il passe de 2,4 % «à seulement 1,9 %», notent-ils.

Ralentissement économique

Selon les économistes de la Banque TD, l’essoufflement du marché immobilier américain ne fait pas de doute. «Les ventes de maisons, existantes et neuves, commencent déjà à diminuer après avoir atteint des sommets, les stocks de maisons invendues augmentent et le refinancement hypothécaire a diminué», ont-ils rapporté hier dans l’édition de juin de leurs prévisions économiques trimestrielles.

Cet atterrissage du marché immobilier, qui devrait généralement se faire en douceur, ne devrait pas manquer d’entraîner un «fléchissement» des dépenses de consommation et de toute l’économie américaine. Ce ralentissement de la première économie mondiale affectera tous les pays, à commencer par le Canada. Il incitera les banques centrales américaine et canadienne non seulement à mettre fin au resserrement de leurs politiques monétaires, mais même à baisser les taux d’intérêt dès la fin de l’année ou au début de 2007.

Le ralentissement économique en Amérique du Nord ne devrait toutefois pas durer plus d’un an, dit la Banque TD. Le faible taux de chômage, les taux d’intérêt modestes et l’inflation contenue aideront à rebondir rapidement.

«Le principal message, a expliqué Don Drummond, économiste en chef au Groupe Financier Banque TD, est que les consommateurs, les entreprises et les investisseurs doivent se préparer à une période de volatilité tant dans l’économie que sur les marchés des capitaux. Cependant, cet affaiblissement ne devrait pas durer.»

source le devoir

Corvée au net 2006 : une action citoyenne

Lundi 12 juin 2006

 MONTREAL, le 10 juin /CNW Telbec/ - Pour une deuxième année consécutive,
ce sera l’opération Corvée au net dans plus de trente écoles primaires et
secondaires de la Commission scolaire de Montréal (CSDM). Cette activité de
grand ménage est une initiative des élus scolaires, en collaboration avec les
deux syndicats regroupant les concierges (ACEDM) et les personnes salariées
manuelles (SNEE). Sous le thème Moussez votre école, de nombreux bénévoles
rendront leur école de quartier encore plus belle. L’inscription de plus de
1 000 personnes, soit le triple de l’an passé, démontre que de nombreux
citoyens, dont des parents, des élèves et des employés de la CSDM, croient en
l’importance de créer des projets rassembleurs et bénéfiques pour leur
communauté. Ce projet institutionnel de bénévolat démontre l’intérêt des gens
pour l’engagement et le souci d’un environnement sain, deux valeurs de l’école
publique.
    D’ailleurs, une résolution du Conseil des commissaires de la CSDM,
appuyée par la Fédération des comités de parents du Québec, vient d’être
portée à l’attention de la Fédération des commissions scolaires du Québec les
invitant à procéder à l’analyse de mesures de soutien au bénévolat dans les
établissements scolaires du Québec et de faire la promotion de cette idée
auprès des autorités concernées.

    Un patrimoine à protéger

    Avec le plus imposant réseau immobilier scolaire du Québec, dont
plusieurs établissements sont de véritables trésors patrimoniaux constituant
un bien collectif à préserver pour les générations futures, “nous croyons que
l’implication bénévole des citoyens sera toujours un apport nécessaire et
précieux pour améliorer le milieu de vie de nos enfants”, a déclaré la
présidente, madame Diane De Courcy.

    Travaux et partenaires

    Lors de cette grande activité communautaire, une variété de travaux ont
été prévus, dont peinturer, faire briller des fenêtres, ou faire la guerre aux
mauvaises herbes, ou encore laver les pupitres. Précisons aussi que ce projet
est rendu possible grâce à des dons de plusieurs fournisseurs de la CSDM
(matériel et équipement de nettoyage, nourriture pour les bénévoles, argent,
etc.), dont Matco-Ravary et Sany, et de commanditaires majeurs, comme Réno-
Dépôt et le Journal de Montréal.

Le projet de la Société du Havre intéresse le gouvernement fédéral

Lundi 12 juin 2006
MONTREAL (PC) - Malgré son silence à ce sujet, le gouvernement fédéral est bel et bien intéressé au vaste projet de la Société du Havre, à Montréal, du moins à ses premières étapes.

Interrogé à ce sujet vendredi, alors qu’il donnait une conférence de presse sur un autre thème, à Montréal, le ministre fédéral des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Michael Fortier, également responsable de la région de Montréal, a avoué son intérêt pour ce “rapport très intéressant”, “excellent” et “sérieux”.

Le rapport de la Société du Havre de Montréal, cosigné par MM. Lucien Bouchard et Francis Fox, contient une trentaine de recommandations pour revitaliser ce secteur.

Le projet, sur un horizon de 20 ans, touche à la fois le déplacement et le réaménagement de l’autoroute Bonaventure, la réalisation

d’un tramway, l’aménagement d’un bassin nautique, la création d’un pôle récréotouristique, du développement immobilier sur des terrains en friche et l’aménagement d’espaces verts. 

Le ministre Fortier ne s’est pas engagé formellement à réaliser le projet, mais a manifesté son intention d’en rencontrer les promoteurs pour en discuter plus longuement, avec son collègue des Transports, Lawrence Cannon.

“Comme ministre responsable de Montréal, il y a énormément de projets qui me tiennent à coeur et celui-là, c’en est un”, a admis d’emblée le ministre des Travaux publics.

“C’est un excellent rapport. MM. Bouchard et Fox ont pris le temps de pondre des textes songés. Ils avaient des études qui étaient très sérieuses”, a commenté le ministre Fortier, avant de préciser qu’il tenait à les rencontrer “pour approfondir certaines de leurs recommandations”.

Techniquement cependant, MM. Bouchard et Fox ont terminé, le 5 juin dernier, leur mandat comme coprésidents du conseil d’administration de la Société du Havre de Montréal. C’est la présidente de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Mme Isabelle Hudon, qui a pris la relève.

Par étapes ou comme un tout

Lors de la conférence de presse pour présenter le rapport final de la Société du Havre, M. Bouchard avait plaidé pour que les autorités enclenchent le plus tôt possible au moins la première étape du vaste projet, soit celle du réaménagement de l’autoroute Bonaventure.

Le ministre Fortier, toutefois, n’a pas précisé s’il préférait une vision d’ensemble du mégaprojet ou par étapes. “On n’est pas seul interpelé; il y a d’autres niveaux de gouvernement. Je pense que si on en avait tous les moyens, il faudrait le voir beaucoup plus dans l’ensemble de l’oeuvre. Mais MM. Bouchard et Fox, eux, ont proposé des étapes. Ils avaient des recommandations et ils les ont priorisées. L’autoroute Bonaventure, c’était leur première priorité. Il faut commencer quelque part. Il va falloir qu’on ait des discussions avec eux, voir comment ils voient les différentes priorités se matérialiser au cours du temps”, a commenté le ministre Fortier.

Quant à savoir si de premiers gestes pourraient être posés dès le présent mandat du gouvernement conservateur, le ministre Fortier ne s’est pas avancé. “Le mandat, je ne sais pas combien de temps il va durer; on est un gouvernement minoritaire. Mais je vous réitère que c’est important pour moi. C’est un rapport qui est très sérieux. M. Fox et M. Bouchard sont deux hommes avec une crédibilité extraordinaire. J’ai lu leur rapport; il est très intéressant.”

Mois de mai record avec une hausse de 5 % des transactions ( CIGM )

Jeudi 8 juin 2006

Île-des-Soeurs, le 7 juin 2006 — La Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM)

enregistre son meilleur mois de mai à vie avec 5 357 transactions, une hausse de 5 %

par rapport aux 5 085 transactions enregistrées sur le réseau MLS® en mai 2005.

« Le marché immobilier se comporte tel que nous l’avions anticipé et demeure

vigoureux en 2006 dans l’ensemble du Grand Montréal, » mentionne Michel

Beauséjour, FCA, chef de la direction de la Chambre immobilière du Grand Montréal.

Selon les données enregistrées sur le réseau MLS® en mai 2006, la CIGM indique que

la valeur moyenne des propriétés unifamiliales était de 218 000 $ en mai 2006, alors

qu’elle était de 204 000 $ en mai 2005, représentant une croissance de 7 %.

Zone Prix moyen

(unifamiliale)

Variation

2005-2006

Montréal 339 000 $ +8 %

Laval 235 000 $ +18 %

Montérégie 197 000 $ +4 %

Laurentides 194 000 $ +4 %

Lanaudière 156 000 $ +5 %

Il faut toutefois savoir que ces moyennes n’indiquent pas nécessairement la valeur des

propriétés du Grand Montréal. Elles servent plutôt d’indicateur quant à l’évolution

moyenne du coût des propriétés unifamiliales sur les territoires desservis par la CIGM.

Le volume des ventes de son côté se chiffrait à 1,176 milliard $, en hausse de 14 % par

rapport aux 1,031 milliard $ pour la même période l’année dernière.

Au 31 mai, la CIGM dénombrait 32 216 inscriptions résidentielles au réseau MLS®

comparativement à 31 702 à pareille date en 2005.

« Alors que les indices économiques sont toujours favorables, la hausse de notre

inventaire allège la pression sur les acheteurs, ce qui se traduit par une croissance des

ventes, et ce, même si nous demeurons dans un marché de vendeurs, » précise

M. Beauséjour.

À propos de la Chambre immobilière du Grand Montréal

La Chambre immobilière du Grand Montréal est une association à but non lucratif qui

compte plus de 9 000 membres; agents et courtiers immobiliers. Deuxième plus grande

chambre au Canada, sa mission est de promouvoir et protéger activement les intérêts

professionnels et d’affaires de ses membres afin qu’ils accomplissent avec succès leurs

objectifs d’affaires.

-30-

Renseignements : Chantal de Repentigny

Directrice adjointe

Communications, relations avec l’industrie et affaires légales

Tél. : (514) 762-2181, poste 130

chantal.derepentigny@cigm.qc.ca

Fusion immobilière : lettre ouverte au maire Gérald Tremblay !

Samedi 3 juin 2006

Monsieur le maire,

Selon une résolution passée au comité exécutif de Montréal le 24 mai, votre administration a demandé au directeur des affaires corporatives de soumettre un plan d’intégration des activités de la Société de développement de Montréal (SDM) et de la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM), deux sociétés dont les missions diffèrent, même si elles oeuvrent dans l’immobilier.

La SDM développe des sites immobiliers résidentiels, commerciaux et institutionnels d’envergure et gère d’importants immeubles, alors que la SHDM gère des logements sociaux.

Puis-je vous faire remarquer que l’intégration projetée de la SDM au sein de la SHDM, une société consacrée au logement social, enverrait un mauvais message, alors même que les Montréalais cherchent par tous les moyens des projets de développement mobilisateurs. Je n’ai rien contre le logement social et il en faut, mais ce n’est pas une bonne idée d’intégrer une mission de développement économique au sein d’une mission de développement social. C’est pourtant ce qui ressort clairement du rapport préparé par Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT) à la suite d’un mandat octroyé par la SHDM. N’est-ce pas curieux que ce mandat ait été donné par la société qui veut intégrer l’autre et non par la Ville ?

Vous savez bien qu’il faut d’abord développer notre économie (mission de la SDM) si on veut redistribuer la richesse (mission de la SHDM), ce qui veut dire qu’il faut favoriser des projets qui créent des revenus et de la valeur foncière taxable si l’on veut avoir de l’argent pour financer les services publics et le logement social. Intégrer la SDM à la SHDM revient à mettre la charrue avant les boeufs, pour reprendre une expression populaire.

J’ai beaucoup de respect pour l’intérêt que vous avez montré tout au long de votre carrière pour le développement économique (comme votre stratégie des grappes industrielles et le recentrage des programmes d’Investissement Québec), néanmoins, je m’étonne que votre administration songe à intégrer une société qui crée de la richesse dans une société qui en distribue.

Il suffit d’analyser le document préparé par RCGT à la suite du mandat que lui a confié la SHDM pour comprendre que ce rapport est orienté (biaisé ?) en faveur de l’intégration désirée. En effet, ce document n’est pas une analyse des avantages et des inconvénients d’une fusion des deux sociétés comme on l’aurait espéré, mais plutôt un argumentaire en faveur du résultat attendu. Par qui et au bénéfice de qui ? Voici des exemples d’affirmations étonnantes contenues dans cet argumentaire.

On y écrit que les deux sociétés “possèdent des objectifs similaires”. C’est inexact, même si elles oeuvrent toutes deux dans l’immobilier. Par exemple, la SDM négocie et signe des baux commerciaux de 25 ou 30 pages, alors que la SHDM fait signer des baux de la Régie du logement.

On y affirme que la Ville de Montréal veut créer un guichet unique pour les promoteurs et la clientèle. Admettez que les deux sociétés servent deux clientèles totalement différentes. Si l’on désire un guichet unique, ne serait-il pas plus logique alors de fusionner la SHDM et l’Office municipal d’habitation de Montréal, puisque ces deux organismes oeuvrent dans le logement social ? La SDM et la SHDM ont cohabité de 1995 à 1999 et elles ont été séparées, sans doute parce qu’elles avaient des missions et des activités différentes.

Le rapport fait état d’un surplus financier accumulé plus élevé à la SHDM qu’à la SDM. Or, cela s’explique en partie par le fait que la Ville a transféré à la SDM la gestion d’immeubles déficitaires, dont le Marché Bonsecours. De plus, la SDM a dû radier 15 M$ de la valeur comptable des immeubles acquis de la SHDM.

Le rapport mentionne des économies d’échelle, mais on pourrait argumenter longtemps sur leur réalisme. En revanche, il est clair que les deux sociétés pourraient mettre en commun certaines activités de soutien (comptabilité, informatique, etc.). Le rapport suggère un “recentrage des activités autour de deux pôles”. N’est-ce pas déjà le cas ?

En cas d’impossibilité de fusion pour des raisons juridiques, on propose de liquider la SDM, de dénoncer ses ententes avec la Ville et d’en signer de nouvelles entre la Ville et la SHDM.

Bref, ce rapport a clairement été écrit pour justifier l’intégration de la SDM à la SHDM. Cela paraît suspect, car l’objectif mentionné, les économies d’échelle, ne semble pas être l’objectif véritable de la Ville.

Dans l’espoir que ce projet sera revu, je vous prie d’accepter mes salutations distinguées

 

 

Votre prime : voyez-y !!!

Vendredi 2 juin 2006

Plusieurs facteurs influencent votre prime, et les choix que vous faites ont une incidence directe sur le montant que vous devez débourser.

  • Où avez-vous choisi d’élire domicile ? En milieu urbain ou rural ? Dans un quartier commercial, résidentiel, neuf, historique ? Est-ce une maison unifamiliale, un condo, un immeuble à logements ? Construction neuve ou non ? Chauffée au mazout, à l’électricité, au bois ? En d’autres mots, les caractéristiques physiques de votre demeure et son environnement ont un impact sur votre prime.
  • La valeur de votre propriété est prise en considération, bien sûr. Toutefois, elle est évaluée sur le coût de reconstruction advenant une perte et non sur sa valeur marchande, sur le prix payé, sur la valeur du terrain ou encore sur l’évaluation municipale.
  • Le contenu de votre contrat d’assurance affecte aussi la prime. L’étendue de la protection, la valeur de vos biens à assurer, les garanties supplémentaires que vous exigez - pour assurer votre nouvelle oeuvre d’art, par exemple -, ça compte !
  • Si vous avez des passions particulières, des collections ou des biens de grande valeur, vous devez les protéger par des garanties distinctes qui augmenteront le montant de votre prime.
  • L’organisation et l’efficacité du service de lutte contre les incendies de votre municipalité sont aussi des éléments qui seront considérés dans l’établissement de votre prime d’assurance.
  • La franchise minimum des contrats d’assurance habitation est d’environ 300 $. Si votre situation financière vous le permet, portez-la à 500 $. Vous serez étonné de l’impact positif que cela pourrait avoir sur votre prime.
  • Saviez-vous que si vous faites installer un système d’alarme contre le vol et des détecteurs de fumée qui sont reliés à une centrale, vous bénéficierez d’économies sur votre prime ?
  • Et vous, quel est votre historique de réclamations ? Si vous avez fait plusieurs réclamations par le passé, avouez que vous représentez un risque un peu plus élevé pour votre assureur, un risque qui a son prix !

Tout sur votre police d’assurance

Vendredi 2 juin 2006
  • Une maison centenaire ou un logement au-dessus d’un bistro, par exemple, ça coûte plus cher et le marché de l’assurance est plus restreint pour ce genre d’habitation. Voilà pourquoi il est préférable de vérifier l’assurance avant de prendre une décision.
  • C’est votre premier logement et vous vous dites, bof ! à quoi bon m’assurer, j’ai si peu de meubles. Eh bien justement, l’assurance habitation couvre non seulement vos biens, mais aussi votre responsabilité civile, c’est-à-dire les dommages que vous pourriez causer à autrui. Sans assurance, une négligence peut vous coûter cher.
  • Que vous soyez propriétaire, copropriétaire ou locataire, votre demeure est une richesse ne serait-ce que pour la paix qu’elle peut vous apporter. N’est-ce pas une bonne raison de prendre le temps de bien la protéger ?
  • Vous croyez ne pas avoir les moyens de vous assurer ? Informez-vous, il existe plusieurs types de contrats. Certains offrent une couverture minimale alors que d’autres proposent des garanties plus étendues. Vous pourrez sans doute trouver un contrat convenant à votre budget.

Investissement en construction résidentielle

Vendredi 2 juin 2006

Les dépenses d’investissement en construction résidentielle ont atteint 16,9 milliards de dollars au premier trimestre de 2006, en hausse de 10,3 % par rapport au premier trimestre de 2005, une année record en ce qui a trait à la construction résidentielle. Des progressions élevées provenant des nouveaux logements et des rénovations ont engendré cette croissance.

Le secteur de l’habitation a continué de subir l’effet positif de l’économie très dynamique de l’Ouest canadien. Les autres facteurs favorables ont été les taux hypothécaires avantageux, la vigueur continue de l’emploi à temps plein et du revenu personnel disponible, ainsi que le niveau élevé d’immigration.

Les dépenses pour la construction de nouveaux logements ont atteint 8,6 milliards de dollars au premier trimestre de 2006, en hausse de 10,8 % par rapport aux 7,7 milliards de dollars investis au premier trimestre de 2005. Parmi tous les types de logements neufs ayant été à l’origine de cette hausse, la contribution la plus marquée (en dollars) provenait des dépenses d’investissement des nouvelles maisons unifamiliales (+11,2 % pour s’élever à 5,3 milliards de dollars). Les dépenses d’investissement pour la construction de nouveaux appartements ou logements en copropriété ont également largement contribué à la hausse (+14,6 % pour atteindre 2,0 milliards de dollars).

Plus de 6,7 milliards de dollars ont été dépensés en rénovations au premier trimestre de 2006, en hausse de 9,1 % comparativement au premier trimestre de  2005. Ces dépenses en rénovations représentaient près de 40 % des investissements en construction résidentielle.

Les coûts d’acquisition se sont chiffrés à 1,6 milliard de dollars au premier trimestre de 2006, en hausse de 12,6, % comparativement au premier trimestre de 2005.

La plus forte augmentation (en dollars) parmi les provinces est survenue en Alberta, les investissements ayant grimpé de 29,3 % pour passer de 2,1 milliards de dollars à 2,7 milliards de dollars. Cette croissance a été alimentée par la forte demande pour de nouveaux logements unifamiliaux (+51,4 % pour se fixer à 1,3 milliard de dollars). Une importante hausse a également été enregistrée en Colombie-Britannique (+22,9 %), grâce aux investissements dans les nouveaux logements unifamiliaux et dans les appartements ou les logements en copropriété.