Archive pour la catégorie 'Construction'

‘économie résistera au choc des mauvais prêts hypothécaires aux États-Unis, même si sa cadence est appellée à ralentir.

Vendredi 23 mars 2007

La plupart des stratèges et gestionnaires consultés se font rassurants après le mouvement de repli qui a amputé de 4 à 6 % des Bourses. Ils font le pari que les difficultés du marché immobilier américain ne se propageront pas à l’ensemble de son économie.

” L’emploi et les salaires augmentent toujours. Or, ils ont plus d’influence sur la consommation que l’effet de richesse lié à l’appréciation des maisons “, avance Norman Rashkowan, gestionnaire chez Investissements Standard Life.

La vigueur de la Chine, où la production industrielle a bondi de 18,7 %, en février, réconforte aussi les financiers sur la santé de l’économie mondiale. D’ailleurs, la stabilité des taux d’intérêt américains de 10 ans, qui oscillent entre 4,5 et 4,6 %, et la force des prix des denrées pendant la récente baisse des Bourses montrent que les investisseurs n’appréhendent pas de cassure économique, dit Robert Spector, économiste chez McLean Budden.

Le niveau des indicateurs économiques avancés laisse entrevoir un ralentissement économique et non une récession. Le portrait mondial des taux envoie le signal d’une économie mondiale solide, fait valoir Ben Joyce, stratège chez BMO Nesbitt Burns. Les économistes tablent toujours sur une progression de 2,4 % de l’économie canadienne en 2007 et de 2,9 % en 2008.

Les prévisions pour l’économie américaine ont diminué de 2,7 à 2,4 % pour 2007. En 2008, la cadence devrait retourner à son potentiel de 3 %. L’économie mondiale devrait aussi retrouver une vitesse de croisière de 4-4,5 % en 2007-2008, après trois ans de croissance record de plus de 5 %, prédit Deutsche Bank.

La qualité à rabais

Il ne faut pas pour autant conclure que ce pronostic est un feu vert pour la Bourse. Les marchés boursiers pourraient en effet connaître d’autres secousses, car le récent repli a été modeste et de courte durée, prévient M. Joyce.

Aussi, les investisseurs ont à peine réduit le risque de leur portefeuille, pendant le mouvement de recul, si l’on se fie à la bonne tenue des marchés émergents, des obligations d’entreprises, et des titres à faible capitalisation.

Étrangement, les titres américains les moins bien cotés par Standard & Poor’s sont encore plus performants et nettement plus chers que les titres de premier ordre, remarque Jack Ablin, stratège américain de BMO Marchés des capitaux.

” Il est rare d’avoir l’occasion d’améliorer la qualité de ses placements à rabais. Le marché offre cette occasion actuellement “, écrit-il.

Vincent Delisle, stratège chez Scotia Capital, hésite à adopter une stratégie plus audacieuse à court terme, car les investisseurs devront s’ajuster à la modération des perspectives pour l’économie et les profits au cours des prochains trimestres. Il est encore trop tôt selon lui pour relever ses objectifs pour les indices en prévision des profits attendus en 2008.

D’ici 12 mois, il entrevoit un potentiel de gain de 3 à 5 % pour la Bourse de Toronto, incluant les dividendes et de 7 à 10 % pour l’indice américain S&P 500.

Les États-Unis ont la cote

À l’instar d’autres collègues, M. Delisle préfère la Bourse américaine au marché canadien. Non seulement les titres américains à grande capitalisation sont peu chers, mais la diversification du S&P 500 devrait permettre à cet indice de mieux se défendre en cas de décélération de l’économie et des profits.

La Bourse de Toronto tire la moitié de sa valeur des titres des ressources, ce qui rend l’indice S&P/TSX plus sensible aux sauts d’humeur des investisseurs quant à la trajectoire économique.

Ben Joyce aime aussi le rapport risque-rendement de la Bourse américaine. L’indice S&P 500 pourrait augmenter de 8 % d’ici 12 mois grâce à une progression prévue de 6-7 % des profits en 2007 et 2008. Cela se compare à un rythme de plus de 10 % au cours des 19 derniers trimestres.

Les titres du S&P 500 s’échangent à un multiple de 16,8 fois leurs profits, soit 30 % de moins que leur évaluation moyenne depuis cinq ans.

Les profits ne sont pas le seul point d’appui pour la Bourse. Les entreprises dégagent des fonds libres élevés de leur exploitation qui financent des rachats d’actions et de meilleurs dividendes, des dépenses en capital et des acquisitions, un phénomène qui se prolongera jusqu’en 2008, selon lui.

” Il faudrait une hausse marquée des taux d’intérêt ou un déclin des profits pour que la Bourse perde son attrait à nos yeux “, fait aussi valoir André d’Amours, gestionnaire chez MacDougall, MacDougall, MacTier.
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Atterrissage en douceur des mises en chantier d’habitations en 2007 et 2008

Jeudi 15 février 2007

OTTAWA, le 5 février 2007 – Après avoir atteint 227 395 en 2006, le nombre de mises en chantier de logements au Canada diminuera pour s’établir à 209 500 cette année. C’est ce que révèle le rapport Perspectives du marché de l’habitation, Canada du premier trimestre de 2007, publié par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Même si la construction résidentielle perdra de son entrain, cela fera six années de suite en 2007 que le nombre de mises en chantier dépasse le cap des 200 000. En 2008, il poursuivra sa descente et se situera à 195 500.

« L’activité ralentira encore, car la demande d’habitations pour propriétaire-occupant évoluera vers des niveaux plus susceptibles de se maintenir », a déclaré Bob Dugan, économiste en chef à la SCHL. « La majeure partie de la demande refoulée qui s’était accumulée durant les années 1990 s’est résorbée. Par ailleurs, la hausse des charges de remboursement hypothécaire causée par l’augmentation continue des prix et le léger relèvement des taux hypothécaires contribuera à modérer la construction résidentielle cette année et l’an prochain. »

Les ventes de logements existants que comptabilise le Service inter-agences® (S.I.A.®) sont demeurées près des records en 2006. Leur nombre descendra à 464 550 en 2007 puis à 449 200 en 2008. De même, après cinq années de croissance rapide, le prix S.I.A.® moyen augmentera plus lentement – de 5,9 % en 2007 et de 3,3 % en 2008 – puisque les marchés de revente se rapprocheront de leur point d’équilibre. C’est dans l’Ouest canadien qu’auront lieu les plus fortes hausses. En Alberta, le prix S.I.A.® moyen, qui avait bondi de 29,5 % en 2006, grimpera de 13,3 % en 2007. En Ontario et au Québec, il progressera respectivement de 3,2 et 4,1 %.

L’édition susmentionnée des Perspectives du marché de l’habitation présente également des prévisions relatives aux taux d’inoccupation pour certains marchés locatifs clés. Le taux d’inoccupation moyen des appartements locatifs dans les 28 principaux centres urbains du Canada a légèrement diminué. Il a fléchi de 0,1 point de pourcentage entre octobre 2005 et octobre 2006, pour s’établir à 2,6 %. La bonne conjoncture de l’emploi, l’afflux migratoire et l’écart grandissant entre les loyers et les frais de possession continueront d’exercer des pressions à la baisse sur la proportion de logements vacants. Néanmoins, encore beaucoup de ménages locataires seront tentés d’accéder à la propriété, si bien que le taux d’inoccupation ne bougera pratiquement pas. Il montera quelque peu pour atteindre 2,7 % en 2007 et s’y maintenir en 2008. À Calgary, le pourcentage d’unités vacantes restera bas (0,6 % en 2007 et 1,0 % en 2008) en raison de la vive demande de logements locatifs. À Montréal, marché locatif le plus considérable du pays, le mouvement d’accession à la propriété continuera de faire sentir ses effets, de telle sorte que le taux d’inoccupation des appartements poursuivra sa progression : il se situera à 3,2 % en 2007 puis à 3,5 % en 2008.

En Colombie-Britannique, la construction résidentielle perdra de sa vigueur, mais elle demeurera intense par comparaison aux observations passées. La grande confiance des consommateurs, l’augmentation de l’emploi et du revenu ainsi que le bilan migratoire positif se traduiront par une demande certaine de logements. Toutefois, à mesure que le marché de la revente se rapprochera de son point d’équilibre, la demande d’habitations existantes débordera moins sur le marché du neuf. En conséquence, de 36 443 en 2006, le nombre de mises en chantier descendra à 34 700 en 2007 et à 32 300 en 2008.

En Alberta, même si le dynamisme du marché du travail continuera d’attirer des travailleurs venant d’ailleurs au Canada, l’escalade des prix sur les marchés du neuf et de la revente calmera la demande de logements au cours des deux prochaines années. On s’attend à ce que le nombre de mises en chantier, qui s’était hissé à 48 962 en 2006, diminue pour s’établir à 45 500 en 2007 – son troisième sommet en importance – puis à 42 500 en 2008.

En Saskatchewan, l’amélioration du bilan migratoire, la vitalité du marché de l’emploi et la forte hausse du revenu sont de bon augure pour la demande d’habitations. Les mises en chantier, au nombre de 3 715 en 2006, devraient fléchir quelque peu et se chiffrer à 3 600 en 2007 de même qu’en 2008.

Au Manitoba, grâce aux importants volumes de construction non résidentielle, à la bonne conjoncture de l’emploi et à l’efficacité du Programme des candidats des provinces, qui vise à attirer des habitants d’autres pays, le nombre de mises en chantier restera appréciable. Il devrait se situer à 4 900 cette année puis à 4 750 l’an prochain, après avoir atteint 5 028 en 2006.

En Ontario, la décélération de la migration nette, le renchérissement des logements neufs, le choix élargi sur le marché de la revente et le manque de terrains auront pour effet de réduire le nombre de mises en chantier. De 73 417 en 2006, ce dernier passera à 67 000 en 2007 et à 62 750 en 2008 – résultats qui cadrent davantage avec la moyenne des quinze dernières années.

Au Québec, l’expansion économique et démographique demeurera modeste. Par ailleurs, la demande refoulée qui s’était accumulée pendant les années 1990 s’est résorbée. Le nombre de mises en chantier glissera donc de 47 877, son niveau de 2006, à 42 650 en 2007 et à 38 925 en 2008.

Au Nouveau-Brunswick, l’effet des gains réalisés par le secteur de l’énergie sera atténué par l’avenir peu prometteur du secteur manufacturier et de l’industrie du bois d’œuvre. La persistance des mouvements migratoires vers l’Ouest canadien et la croissance restreinte de l’économie ralentiront la progression de l’emploi. On s’attend à une baisse des mises en chantier, dont le nombre passera de 4 085 en 2006 à 3 700 en 2007 et à 3 600 en 2008.

En Nouvelle-Écosse, malgré la faible création d’emplois, la conjoncture économique continue d’être généralement favorable à la demande de logements, et ce grâce aux bas taux hypothécaires, à la grande confiance des consommateurs et à l’augmentation du revenu des ménages. Après avoir atteint 4 896 en 2006, le nombre de mises en chantier descendra à 4 650 cette année et à 4 400 l’an prochain, selon les prévisions.

À l’Île-du-Prince-Édouard, l’économie devrait se développer à un rythme modéré au cours des deux années à venir, et le taux de croissance de l’emploi se posera bien en dessous de 1 %. En conséquence, la construction résidentielle se repliera : on prévoit 675 mises en chantier en 2007 et 650 autres en 2008, alors qu’on en avait dénombré 738 en 2006.

À Terre-Neuve-et-Labrador, même si le taux de progression du PIB s’élèvera à 5,0 %, le nombre de mises en chantier diminuera : de 2 234 en 2006, il passera à 2 125 en 2007. Sous l’effet de pertes démographiques soutenues et du faible accroissement de l’emploi, il poursuivra sa glissade et s’établira à 2 050 en 2008.

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) est l’organisme national responsable de l’habitation au Canada, et ce depuis plus de 60 ans. Elle veille à ce que les Canadiens aient accès à un large éventail de logements de qualité, à coût abordable, et elle favorise la création de collectivités et de villes dynamiques et saines partout au pays. Pour en savoir davantage, composer le
1-800-668-2642.

Renseignements sur ce communiqué :

Bob Dugan
SCHL
613-748-4009
bdugan@cmhc-schl.gc.ca

Perspectives nationales du marché de l’habitation
Indicateurs clés du marché de l’habitation

 2006
Chiffres réels 2007
Prévisions 2008
Prévisions
Mises en chantier d’habitations 227 395
 209 5001
 195 5001
 
Mises en chantier, maisons individuelles 121 313
 109 3001
 101 3001
 
Mises en chantier, logements collectifs 106 082
 100 2001
 94 3001
 
Ventes S.I.A.®2 483 3373
 464 5501
 449 2001
 
Prix de vente S.I.A.® moyen ($)2 276 3253
 292 6311
 302 1811
 

Perspectives provinciales du marché de l’habitation
Mises en chantier d’habitations

 2006
Chiffres réels 2007
Prévisions 2008
Prévisions
Terre-Neuve-et-Labrador 2 234
 2 125
 2 050
 
Île-du-Prince-Édouard 738
 675
 650
 
Nouvelle-Écosse 4 896
 4 650
 4 400
 
Nouveau-Brunswick 4 085
 3 700
 3 600
 
Québec 47 877
 42 650
 38 925
 
Ontario 73 417
 67 000
 62 750
 
Manitoba 5 028
 4 900
 4 750
 
Saskatchewan 3 715
 3 600
 3 600
 
Alberta 48 962
 45 500
 42 500
 
Colombie-Britannique 36 443
 34 700
 32 300
 

Source : SCHL, Perspectives du marché de l’habitation, Canada, premier trimestre de 2007.

1 Chiffres arrondis à la centaine près.
2 Service inter-agences® (S.I.A.®) est une marque de commerce enregistrée de l’Association canadienne de l’immeuble (ACI). Les données portent sur dix provinces.
3 Estimations.

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Les mises en chantier d’habitations ralentiront en 2007

Mardi 7 novembre 2006

OTTAWA, le 2 nov. /CNW Telbec/ - Selon le rapport Perspectives du marché
de l’habitation, Canada du quatrième trimestre de 2006, publié par la Société
canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le secteur de la construction
résidentielle aura connu une autre excellente année en 2006. Le nombre de
mises en chantier d’habitations s’établira à 227 900 cette année, puis il
descendra à 210 900 l’an prochain. Même si elles fléchiront, les mises en
chantier dépasseront en 2007 la barre des 200 000 pour la sixième année
d’affilée.
    “Bien que la construction résidentielle soit à la hausse dans toutes les
provinces de l’Ouest et dans certaines régions du Canada atlantique,
l’augmentation de 1,1 % qui portera le nombre de mises en chantier à 227 900
au Canada cette année tiendra principalement à l’activité record enregistrée
en Alberta”, a déclaré Bob Dugan, économiste en chef à la SCHL. “En 2007, les
mises en chantier se remettront à diminuer, car la demande refoulée qui
s’était accumulée pendant les années 1990 continuera de se résorber, et
l’élévation des charges de remboursement hypothécaire modérera la demande
d’habitations pour propriétaire-occupant.”
    Cette année, les ventes de logements existants conclues par
l’intermédiaire du Service inter-agences(R) (S.I.A.(R)) seront au nombre de
481 400 et accuseront ainsi une légère baisse par rapport au sommet atteint en
2005. Les replis prévus en Ontario et en Colombie-Britannique l’emporteront
sur les hausses attendues dans les Prairies. Bien que le nombre de ventes
S.I.A.(R) soit censé reculer de nouveau en 2007, il se situera tout de même à
460 100, un total qu’il n’aura surpassé que deux fois auparavant.
    En 2006, la forte augmentation des prix en Colombie-Britannique et en
Alberta fera monter le prix S.I.A.(R) moyen au pays de 11,5 %. Il s’agit du
plus important taux de progression depuis 1989, année où les prix avaient
grimpé de 17,9 %. L’an prochain, la multiplication des inscriptions et le
tassement des ventes S.I.A.(R) ramèneront le marché de la revente vers son
point d’équilibre, si bien que le rythme d’augmentation du prix S.I.A.(R)
moyen ralentira pour se chiffrer à 5,7 %.
    Entre 2008 et 2010, le nombre annuel de mises en chantier diminuera peu à
peu, pour s’établir à 187 900 - un niveau qui cadre avec les facteurs
démographiques fondamentaux. Au cours de cette période, la demande de
logements sera soutenue par l’arrivée constante d’immigrants attirés par les
conditions relativement serrées qui seront observées sur le marché du travail.
    En Colombie-Britannique, à mesure que le marché de l’existant deviendra
plus équilibré, la demande débordera de moins en moins sur le marché du neuf.
En conséquence, le nombre de mises en chantier culminera à 36 900 en 2006,
avant de descendre à 35 300 en 2007. Le ralentissement de l’activité sera
graduel grâce à la vigueur du marché de l’emploi.
    En Alberta, l’afflux sans précédent de migrants propulsera à 49 400 le
nombre de mises en chantier en 2006, du jamais vu. En 2007, la hausse des prix
calmera la demande d’habitations. Il en résultera une baisse des mises en
chantier, lesquelles se chiffreront à 46 000.
    En Saskatchewan, les mouvements migratoires infraprovinciaux, à partir
des régions rurales vers Regina et Saskatoon, soutiennent actuellement la
construction de logements, car ils contrebalancent l’effet des départs vers
d’autres provinces. Le nombre total de mises en chantier devrait présenter une
progression de 4,7 % et atteindre 3 600 en 2006, tout comme en 2007.
    Au Manitoba, grâce aux importants volumes de construction non
résidentielle et à l’efficacité du Programme des candidats des provinces, qui
vise à attirer des immigrants d’autres pays, le nombre de mises en chantier va
se redresser et atteindre presque 5 000 pour la première fois depuis 1988. Il
devrait s’établir à 4 950 cette année puis à 5 000 l’an prochain. Selon les
prévisions, le Manitoba est la seule province où il y aura augmentation des
mises en chantier entre 2008 et 2010.
    En Ontario, le renchérissement des maisons individuelles neuves, le choix
accru sur le marché de la revente et les contraintes liées à l’offre de
terrains sont autant de facteurs qui modéreront la construction résidentielle.
Le nombre de mises en chantier passera à 75 200 en 2006 puis à 69 100 en 2007.
Il restera supérieur aux moyennes historiques en dépit de ces reculs.
    Au Québec, la demande d’habitations va fléchir, car l’expansion de
l’économie sera modeste et la demande refoulée qui s’était accumulée pendant
les années 1990 va se résorber. Les mises en chantier baisseront de 10 % cette
année. On prévoit donc au total 45 800 mises en chantier en 2006 et 40 700
autres en 2007.
    Au Nouveau-Brunswick, la forte croissance de l’emploi résultant de la
construction routière et de plusieurs grands projets dans le secteur de
l’énergie fera grimper à 4 100 le nombre de mises en chantier de logements en
2006. La raffinerie de pétrole annoncée récemment aura pour effet de soutenir
l’emploi en 2007 et de réduire l’émigration. Malgré cela, le nombre de mises
en chantier d’habitations descendra à 3 750 en 2007.
    En Nouvelle-Ecosse, le nombre de mises en chantier affichera une
progression de 5 % et atteindra 5 000 cette année, grâce à la forte
augmentation attendue dans le segment des logements collectifs. En 2007, la
hausse des taux d’inoccupation des logements locatifs et l’affaiblissement des
ventes d’appartements en copropriété laissent envisager un repli de la
construction d’ensembles résidentiels, lequel fera tomber le total des mises
en chantier à 4 575.
    A l’Ile-du-Prince-Edouard, étant donné le grand nombre de logements
abordables dont les fondations ont été coulées, le nombre de mises en chantier
ne diminuera que de 13 % en 2006. Il s’établira à 750 cette année puis à 700
en 2007.
    A Terre-Neuve, même si le taux d’accroissement du PIB s’accroîtra à
4,8 %, la construction résidentielle ralentira et les mises en chantier se
chiffreront à 2 215 en 2006. La stationnarité de l’emploi et le maintien des
tendances à l’émigration donnent à penser que le nombre de mises en chantier
poursuivra sa descente et se situera à 2 150 en 2007.
    La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) est l’organisme
national responsable de l’habitation au Canada, et ce depuis plus de 60 ans.
La SCHL veille à ce que les Canadiens aient accès à un large éventail de
logements de qualité, à coût abordable, et elle favorise la création de
collectivités et de villes dynamiques et saines partout au pays. Pour en
savoir davantage, veuillez consulter le www.schl.ca ou composer le
1-800-668-2642.

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              Perspectives nationales du marché de l'habitation

    Indicateurs clés du marché de l'habitation
    -------------------------------------------------------------------------
    -------------------------------------------------------------------------
                                              2005        2006         2007
                                          Chiffres  Prévisions   Prévisions
                                             réels
                                         ------------------------------------
    Mises en chantier d'habitations        225 481   227 900(1)   210 900(1)
    Mises en chantier, maisons
     individuelles                         120 463   123 000(1)   110 700(1)
    Mises en chantier, logements
     collectifs                            105 018   104 900(1)   100 200(1)
    Ventes S.I.A.(R)(2)                    482 788   481 400(1)   460 100(1)
    Prix de vente S.I.A.(R) moyen ($)(2)   249 365   278 100(1)   294 100(1)
    -------------------------------------------------------------------------

             Perspectives provinciales du marché de l'habitation

    Mises en chantier d'habitations
    -------------------------------------------------------------------------
    -------------------------------------------------------------------------
                                              2005        2006         2007
                                          Chiffres  Prévisions   Prévisions
                                             réels
                                         ------------------------------------
    Terre-Neuve-et-Labrador                  2 498       2 215        2 150
    Ile-du-Prince-Edouard                      862         750          700
    Nouvelle-Ecosse                          4 775       5 000        4 575
    Nouveau-Brunswick                        3 959       4 100        3 750
    Québec                                  50 910      45 800       40 700
    Ontario                                 78 795      75 200       69 100
    Manitoba                                 4 731       4 950        5 000
    Saskatchewan                             3 437       3 600        3 600
    Alberta                                 40 847      49 400       46 000
    Colombie-Britannique                    34 667      36 900       35 300
    -------------------------------------------------------------------------
    SOURCE : SCHL, Perspectives du marché de l'habitation, Canada, quatrième
             trimestre de 2006.

    -------------------------------------------
    1. Chiffres arrondis à la centaine près.
    2. Service inter-agences(R) (S.I.A.)(R) est une marque de commerce
       enregistrée de l'Association canadienne de l'immeuble (ACI). Les
       données portent sur dix provinces.
   

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Le projet de la Société du Havre intéresse le gouvernement fédéral

Lundi 12 juin 2006
MONTREAL (PC) - Malgré son silence à ce sujet, le gouvernement fédéral est bel et bien intéressé au vaste projet de la Société du Havre, à Montréal, du moins à ses premières étapes.

Interrogé à ce sujet vendredi, alors qu’il donnait une conférence de presse sur un autre thème, à Montréal, le ministre fédéral des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Michael Fortier, également responsable de la région de Montréal, a avoué son intérêt pour ce “rapport très intéressant”, “excellent” et “sérieux”.

Le rapport de la Société du Havre de Montréal, cosigné par MM. Lucien Bouchard et Francis Fox, contient une trentaine de recommandations pour revitaliser ce secteur.

Le projet, sur un horizon de 20 ans, touche à la fois le déplacement et le réaménagement de l’autoroute Bonaventure, la réalisation

d’un tramway, l’aménagement d’un bassin nautique, la création d’un pôle récréotouristique, du développement immobilier sur des terrains en friche et l’aménagement d’espaces verts. 

Le ministre Fortier ne s’est pas engagé formellement à réaliser le projet, mais a manifesté son intention d’en rencontrer les promoteurs pour en discuter plus longuement, avec son collègue des Transports, Lawrence Cannon.

“Comme ministre responsable de Montréal, il y a énormément de projets qui me tiennent à coeur et celui-là, c’en est un”, a admis d’emblée le ministre des Travaux publics.

“C’est un excellent rapport. MM. Bouchard et Fox ont pris le temps de pondre des textes songés. Ils avaient des études qui étaient très sérieuses”, a commenté le ministre Fortier, avant de préciser qu’il tenait à les rencontrer “pour approfondir certaines de leurs recommandations”.

Techniquement cependant, MM. Bouchard et Fox ont terminé, le 5 juin dernier, leur mandat comme coprésidents du conseil d’administration de la Société du Havre de Montréal. C’est la présidente de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Mme Isabelle Hudon, qui a pris la relève.

Par étapes ou comme un tout

Lors de la conférence de presse pour présenter le rapport final de la Société du Havre, M. Bouchard avait plaidé pour que les autorités enclenchent le plus tôt possible au moins la première étape du vaste projet, soit celle du réaménagement de l’autoroute Bonaventure.

Le ministre Fortier, toutefois, n’a pas précisé s’il préférait une vision d’ensemble du mégaprojet ou par étapes. “On n’est pas seul interpelé; il y a d’autres niveaux de gouvernement. Je pense que si on en avait tous les moyens, il faudrait le voir beaucoup plus dans l’ensemble de l’oeuvre. Mais MM. Bouchard et Fox, eux, ont proposé des étapes. Ils avaient des recommandations et ils les ont priorisées. L’autoroute Bonaventure, c’était leur première priorité. Il faut commencer quelque part. Il va falloir qu’on ait des discussions avec eux, voir comment ils voient les différentes priorités se matérialiser au cours du temps”, a commenté le ministre Fortier.

Quant à savoir si de premiers gestes pourraient être posés dès le présent mandat du gouvernement conservateur, le ministre Fortier ne s’est pas avancé. “Le mandat, je ne sais pas combien de temps il va durer; on est un gouvernement minoritaire. Mais je vous réitère que c’est important pour moi. C’est un rapport qui est très sérieux. M. Fox et M. Bouchard sont deux hommes avec une crédibilité extraordinaire. J’ai lu leur rapport; il est très intéressant.”

Investissement en construction résidentielle

Vendredi 2 juin 2006

Les dépenses d’investissement en construction résidentielle ont atteint 16,9 milliards de dollars au premier trimestre de 2006, en hausse de 10,3 % par rapport au premier trimestre de 2005, une année record en ce qui a trait à la construction résidentielle. Des progressions élevées provenant des nouveaux logements et des rénovations ont engendré cette croissance.

Le secteur de l’habitation a continué de subir l’effet positif de l’économie très dynamique de l’Ouest canadien. Les autres facteurs favorables ont été les taux hypothécaires avantageux, la vigueur continue de l’emploi à temps plein et du revenu personnel disponible, ainsi que le niveau élevé d’immigration.

Les dépenses pour la construction de nouveaux logements ont atteint 8,6 milliards de dollars au premier trimestre de 2006, en hausse de 10,8 % par rapport aux 7,7 milliards de dollars investis au premier trimestre de 2005. Parmi tous les types de logements neufs ayant été à l’origine de cette hausse, la contribution la plus marquée (en dollars) provenait des dépenses d’investissement des nouvelles maisons unifamiliales (+11,2 % pour s’élever à 5,3 milliards de dollars). Les dépenses d’investissement pour la construction de nouveaux appartements ou logements en copropriété ont également largement contribué à la hausse (+14,6 % pour atteindre 2,0 milliards de dollars).

Plus de 6,7 milliards de dollars ont été dépensés en rénovations au premier trimestre de 2006, en hausse de 9,1 % comparativement au premier trimestre de  2005. Ces dépenses en rénovations représentaient près de 40 % des investissements en construction résidentielle.

Les coûts d’acquisition se sont chiffrés à 1,6 milliard de dollars au premier trimestre de 2006, en hausse de 12,6, % comparativement au premier trimestre de 2005.

La plus forte augmentation (en dollars) parmi les provinces est survenue en Alberta, les investissements ayant grimpé de 29,3 % pour passer de 2,1 milliards de dollars à 2,7 milliards de dollars. Cette croissance a été alimentée par la forte demande pour de nouveaux logements unifamiliaux (+51,4 % pour se fixer à 1,3 milliard de dollars). Une importante hausse a également été enregistrée en Colombie-Britannique (+22,9 %), grâce aux investissements dans les nouveaux logements unifamiliaux et dans les appartements ou les logements en copropriété.