Archive pour la catégorie 'Analyse du marché'

‘économie résistera au choc des mauvais prêts hypothécaires aux États-Unis, même si sa cadence est appellée à ralentir.

Vendredi 23 mars 2007

La plupart des stratèges et gestionnaires consultés se font rassurants après le mouvement de repli qui a amputé de 4 à 6 % des Bourses. Ils font le pari que les difficultés du marché immobilier américain ne se propageront pas à l’ensemble de son économie.

” L’emploi et les salaires augmentent toujours. Or, ils ont plus d’influence sur la consommation que l’effet de richesse lié à l’appréciation des maisons “, avance Norman Rashkowan, gestionnaire chez Investissements Standard Life.

La vigueur de la Chine, où la production industrielle a bondi de 18,7 %, en février, réconforte aussi les financiers sur la santé de l’économie mondiale. D’ailleurs, la stabilité des taux d’intérêt américains de 10 ans, qui oscillent entre 4,5 et 4,6 %, et la force des prix des denrées pendant la récente baisse des Bourses montrent que les investisseurs n’appréhendent pas de cassure économique, dit Robert Spector, économiste chez McLean Budden.

Le niveau des indicateurs économiques avancés laisse entrevoir un ralentissement économique et non une récession. Le portrait mondial des taux envoie le signal d’une économie mondiale solide, fait valoir Ben Joyce, stratège chez BMO Nesbitt Burns. Les économistes tablent toujours sur une progression de 2,4 % de l’économie canadienne en 2007 et de 2,9 % en 2008.

Les prévisions pour l’économie américaine ont diminué de 2,7 à 2,4 % pour 2007. En 2008, la cadence devrait retourner à son potentiel de 3 %. L’économie mondiale devrait aussi retrouver une vitesse de croisière de 4-4,5 % en 2007-2008, après trois ans de croissance record de plus de 5 %, prédit Deutsche Bank.

La qualité à rabais

Il ne faut pas pour autant conclure que ce pronostic est un feu vert pour la Bourse. Les marchés boursiers pourraient en effet connaître d’autres secousses, car le récent repli a été modeste et de courte durée, prévient M. Joyce.

Aussi, les investisseurs ont à peine réduit le risque de leur portefeuille, pendant le mouvement de recul, si l’on se fie à la bonne tenue des marchés émergents, des obligations d’entreprises, et des titres à faible capitalisation.

Étrangement, les titres américains les moins bien cotés par Standard & Poor’s sont encore plus performants et nettement plus chers que les titres de premier ordre, remarque Jack Ablin, stratège américain de BMO Marchés des capitaux.

” Il est rare d’avoir l’occasion d’améliorer la qualité de ses placements à rabais. Le marché offre cette occasion actuellement “, écrit-il.

Vincent Delisle, stratège chez Scotia Capital, hésite à adopter une stratégie plus audacieuse à court terme, car les investisseurs devront s’ajuster à la modération des perspectives pour l’économie et les profits au cours des prochains trimestres. Il est encore trop tôt selon lui pour relever ses objectifs pour les indices en prévision des profits attendus en 2008.

D’ici 12 mois, il entrevoit un potentiel de gain de 3 à 5 % pour la Bourse de Toronto, incluant les dividendes et de 7 à 10 % pour l’indice américain S&P 500.

Les États-Unis ont la cote

À l’instar d’autres collègues, M. Delisle préfère la Bourse américaine au marché canadien. Non seulement les titres américains à grande capitalisation sont peu chers, mais la diversification du S&P 500 devrait permettre à cet indice de mieux se défendre en cas de décélération de l’économie et des profits.

La Bourse de Toronto tire la moitié de sa valeur des titres des ressources, ce qui rend l’indice S&P/TSX plus sensible aux sauts d’humeur des investisseurs quant à la trajectoire économique.

Ben Joyce aime aussi le rapport risque-rendement de la Bourse américaine. L’indice S&P 500 pourrait augmenter de 8 % d’ici 12 mois grâce à une progression prévue de 6-7 % des profits en 2007 et 2008. Cela se compare à un rythme de plus de 10 % au cours des 19 derniers trimestres.

Les titres du S&P 500 s’échangent à un multiple de 16,8 fois leurs profits, soit 30 % de moins que leur évaluation moyenne depuis cinq ans.

Les profits ne sont pas le seul point d’appui pour la Bourse. Les entreprises dégagent des fonds libres élevés de leur exploitation qui financent des rachats d’actions et de meilleurs dividendes, des dépenses en capital et des acquisitions, un phénomène qui se prolongera jusqu’en 2008, selon lui.

” Il faudrait une hausse marquée des taux d’intérêt ou un déclin des profits pour que la Bourse perde son attrait à nos yeux “, fait aussi valoir André d’Amours, gestionnaire chez MacDougall, MacDougall, MacTier.
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Montréal: le marché immobilier de la revente a crû de 8 pour cent en février

Mercredi 7 mars 2007

Le marché immobilier de la revente a crû de 8 pour cent au mois de février dans la grande région de Montréal avec 5350 transactions enregistrées sur le système MLS de la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM).

En février 2006, 4932 transactions avaient été enregistrées, a indiqué l’organisme mardi.

Le volume des ventes a atteint 1,2 milliard $ en février, soit une hausse de 19 pour cent par rapport au milliard de dollars enregistré en février 2006 dans le système MLS.

Depuis le début de 2007, le marché de la revente dans la grande région de Montréal, avec 8954 transactions, affiche une hausse de 11 pour cent comparativement aux 8073 transactions cumulées pour la même période en 2006.

Selon Michel Beauséjour, chef de la direction de la Chambre, la conjoncture économique influence directement le marché immobilier et comme celle-ci est positive avec une croissance de l’emploi soutenue, une confiance des consommateurs en l’économie toujours positive et des taux hypothécaires à un bas niveau, le marché est excellent pour l’achat ou la vente de propriétés.

M. Beauséjour soutient que si tous les indicateurs économiques se maintiennent au cours de l’année de nouveaux records pourraient être battus sur le marché de la revente.

© La Presse Canadienne 2007

Atterrissage en douceur des mises en chantier d’habitations en 2007 et 2008

Jeudi 15 février 2007

OTTAWA, le 5 février 2007 – Après avoir atteint 227 395 en 2006, le nombre de mises en chantier de logements au Canada diminuera pour s’établir à 209 500 cette année. C’est ce que révèle le rapport Perspectives du marché de l’habitation, Canada du premier trimestre de 2007, publié par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Même si la construction résidentielle perdra de son entrain, cela fera six années de suite en 2007 que le nombre de mises en chantier dépasse le cap des 200 000. En 2008, il poursuivra sa descente et se situera à 195 500.

« L’activité ralentira encore, car la demande d’habitations pour propriétaire-occupant évoluera vers des niveaux plus susceptibles de se maintenir », a déclaré Bob Dugan, économiste en chef à la SCHL. « La majeure partie de la demande refoulée qui s’était accumulée durant les années 1990 s’est résorbée. Par ailleurs, la hausse des charges de remboursement hypothécaire causée par l’augmentation continue des prix et le léger relèvement des taux hypothécaires contribuera à modérer la construction résidentielle cette année et l’an prochain. »

Les ventes de logements existants que comptabilise le Service inter-agences® (S.I.A.®) sont demeurées près des records en 2006. Leur nombre descendra à 464 550 en 2007 puis à 449 200 en 2008. De même, après cinq années de croissance rapide, le prix S.I.A.® moyen augmentera plus lentement – de 5,9 % en 2007 et de 3,3 % en 2008 – puisque les marchés de revente se rapprocheront de leur point d’équilibre. C’est dans l’Ouest canadien qu’auront lieu les plus fortes hausses. En Alberta, le prix S.I.A.® moyen, qui avait bondi de 29,5 % en 2006, grimpera de 13,3 % en 2007. En Ontario et au Québec, il progressera respectivement de 3,2 et 4,1 %.

L’édition susmentionnée des Perspectives du marché de l’habitation présente également des prévisions relatives aux taux d’inoccupation pour certains marchés locatifs clés. Le taux d’inoccupation moyen des appartements locatifs dans les 28 principaux centres urbains du Canada a légèrement diminué. Il a fléchi de 0,1 point de pourcentage entre octobre 2005 et octobre 2006, pour s’établir à 2,6 %. La bonne conjoncture de l’emploi, l’afflux migratoire et l’écart grandissant entre les loyers et les frais de possession continueront d’exercer des pressions à la baisse sur la proportion de logements vacants. Néanmoins, encore beaucoup de ménages locataires seront tentés d’accéder à la propriété, si bien que le taux d’inoccupation ne bougera pratiquement pas. Il montera quelque peu pour atteindre 2,7 % en 2007 et s’y maintenir en 2008. À Calgary, le pourcentage d’unités vacantes restera bas (0,6 % en 2007 et 1,0 % en 2008) en raison de la vive demande de logements locatifs. À Montréal, marché locatif le plus considérable du pays, le mouvement d’accession à la propriété continuera de faire sentir ses effets, de telle sorte que le taux d’inoccupation des appartements poursuivra sa progression : il se situera à 3,2 % en 2007 puis à 3,5 % en 2008.

En Colombie-Britannique, la construction résidentielle perdra de sa vigueur, mais elle demeurera intense par comparaison aux observations passées. La grande confiance des consommateurs, l’augmentation de l’emploi et du revenu ainsi que le bilan migratoire positif se traduiront par une demande certaine de logements. Toutefois, à mesure que le marché de la revente se rapprochera de son point d’équilibre, la demande d’habitations existantes débordera moins sur le marché du neuf. En conséquence, de 36 443 en 2006, le nombre de mises en chantier descendra à 34 700 en 2007 et à 32 300 en 2008.

En Alberta, même si le dynamisme du marché du travail continuera d’attirer des travailleurs venant d’ailleurs au Canada, l’escalade des prix sur les marchés du neuf et de la revente calmera la demande de logements au cours des deux prochaines années. On s’attend à ce que le nombre de mises en chantier, qui s’était hissé à 48 962 en 2006, diminue pour s’établir à 45 500 en 2007 – son troisième sommet en importance – puis à 42 500 en 2008.

En Saskatchewan, l’amélioration du bilan migratoire, la vitalité du marché de l’emploi et la forte hausse du revenu sont de bon augure pour la demande d’habitations. Les mises en chantier, au nombre de 3 715 en 2006, devraient fléchir quelque peu et se chiffrer à 3 600 en 2007 de même qu’en 2008.

Au Manitoba, grâce aux importants volumes de construction non résidentielle, à la bonne conjoncture de l’emploi et à l’efficacité du Programme des candidats des provinces, qui vise à attirer des habitants d’autres pays, le nombre de mises en chantier restera appréciable. Il devrait se situer à 4 900 cette année puis à 4 750 l’an prochain, après avoir atteint 5 028 en 2006.

En Ontario, la décélération de la migration nette, le renchérissement des logements neufs, le choix élargi sur le marché de la revente et le manque de terrains auront pour effet de réduire le nombre de mises en chantier. De 73 417 en 2006, ce dernier passera à 67 000 en 2007 et à 62 750 en 2008 – résultats qui cadrent davantage avec la moyenne des quinze dernières années.

Au Québec, l’expansion économique et démographique demeurera modeste. Par ailleurs, la demande refoulée qui s’était accumulée pendant les années 1990 s’est résorbée. Le nombre de mises en chantier glissera donc de 47 877, son niveau de 2006, à 42 650 en 2007 et à 38 925 en 2008.

Au Nouveau-Brunswick, l’effet des gains réalisés par le secteur de l’énergie sera atténué par l’avenir peu prometteur du secteur manufacturier et de l’industrie du bois d’œuvre. La persistance des mouvements migratoires vers l’Ouest canadien et la croissance restreinte de l’économie ralentiront la progression de l’emploi. On s’attend à une baisse des mises en chantier, dont le nombre passera de 4 085 en 2006 à 3 700 en 2007 et à 3 600 en 2008.

En Nouvelle-Écosse, malgré la faible création d’emplois, la conjoncture économique continue d’être généralement favorable à la demande de logements, et ce grâce aux bas taux hypothécaires, à la grande confiance des consommateurs et à l’augmentation du revenu des ménages. Après avoir atteint 4 896 en 2006, le nombre de mises en chantier descendra à 4 650 cette année et à 4 400 l’an prochain, selon les prévisions.

À l’Île-du-Prince-Édouard, l’économie devrait se développer à un rythme modéré au cours des deux années à venir, et le taux de croissance de l’emploi se posera bien en dessous de 1 %. En conséquence, la construction résidentielle se repliera : on prévoit 675 mises en chantier en 2007 et 650 autres en 2008, alors qu’on en avait dénombré 738 en 2006.

À Terre-Neuve-et-Labrador, même si le taux de progression du PIB s’élèvera à 5,0 %, le nombre de mises en chantier diminuera : de 2 234 en 2006, il passera à 2 125 en 2007. Sous l’effet de pertes démographiques soutenues et du faible accroissement de l’emploi, il poursuivra sa glissade et s’établira à 2 050 en 2008.

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) est l’organisme national responsable de l’habitation au Canada, et ce depuis plus de 60 ans. Elle veille à ce que les Canadiens aient accès à un large éventail de logements de qualité, à coût abordable, et elle favorise la création de collectivités et de villes dynamiques et saines partout au pays. Pour en savoir davantage, composer le
1-800-668-2642.

Renseignements sur ce communiqué :

Bob Dugan
SCHL
613-748-4009
bdugan@cmhc-schl.gc.ca

Perspectives nationales du marché de l’habitation
Indicateurs clés du marché de l’habitation

 2006
Chiffres réels 2007
Prévisions 2008
Prévisions
Mises en chantier d’habitations 227 395
 209 5001
 195 5001
 
Mises en chantier, maisons individuelles 121 313
 109 3001
 101 3001
 
Mises en chantier, logements collectifs 106 082
 100 2001
 94 3001
 
Ventes S.I.A.®2 483 3373
 464 5501
 449 2001
 
Prix de vente S.I.A.® moyen ($)2 276 3253
 292 6311
 302 1811
 

Perspectives provinciales du marché de l’habitation
Mises en chantier d’habitations

 2006
Chiffres réels 2007
Prévisions 2008
Prévisions
Terre-Neuve-et-Labrador 2 234
 2 125
 2 050
 
Île-du-Prince-Édouard 738
 675
 650
 
Nouvelle-Écosse 4 896
 4 650
 4 400
 
Nouveau-Brunswick 4 085
 3 700
 3 600
 
Québec 47 877
 42 650
 38 925
 
Ontario 73 417
 67 000
 62 750
 
Manitoba 5 028
 4 900
 4 750
 
Saskatchewan 3 715
 3 600
 3 600
 
Alberta 48 962
 45 500
 42 500
 
Colombie-Britannique 36 443
 34 700
 32 300
 

Source : SCHL, Perspectives du marché de l’habitation, Canada, premier trimestre de 2007.

1 Chiffres arrondis à la centaine près.
2 Service inter-agences® (S.I.A.®) est une marque de commerce enregistrée de l’Association canadienne de l’immeuble (ACI). Les données portent sur dix provinces.
3 Estimations.

Recherche par Benoit Brosseau

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L’immobilier se porte bien

Mercredi 6 décembre 2006

Le marché de la revente de maison est en pleine croissance, propulsé particulièrement par les ventes de maisons unifamiliales.

Selon les statistiques compilées par la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM), 3 917 transactions ont été enregistrées sur le système MLS durant le mois de novembre, en hausse de 1% comparativement aux 3 874 transactions pour la même période en 2005.

Les données cumulatives de l’année 2006 enregistrent aussi une croissance de 1% avec 46 974 transactions comparativement à 46 425 pour la même période l’année dernière.

Michel Beauséjour, chef de la direction de la CIGM, soutient que «le marché de la revente a maintenu un rythme vigoureux à l’automne, ce qui nous laisse présager une autre très bonne année».

Le marché de la revente de maisons unifamiliales est toujours en hausse avec 2 499 propriétés vendues en novembre 2006, comparativement à 2 420 pour la même période l’an dernier. Il s’agit d’une augmentation de 3%. Pour l’année 2006, 30 300 transactions de propriétés unifamiliales ont été enregistrées sur le système MLS, ce qui représente une hausse de 1% par rapport aux 29 922 transactions enregistrées de janvier à novembre 2005.

Pour ce qui est de la revente de copropriétés, 760 transactions ont été enregistrées en novembre 2006, comparativement à 776 en 2005, ce qui représente une baisse de 2%.
recherche par Benoit Brosseau bbrosseau@411listing.net

 

CIGM : Les reventes de propriétés se tempèrent au troisième trimestre

Vendredi 17 novembre 2006

MONTREAL, QUEBEC–(CCNMatthews - 16 nov. 2006) - Selon les statistiques de la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM), au cours du troisième trimestre de 2006, l’activité a ralenti sur le marché de la revente de la région métropolitaine de Montréal. En tout, 7 213 propriétés ont changé de mains, soit 5 % de moins qu’au troisième trimestre de 2005. Malgré cela, le nombre des reventes enregistrées sur le réseau S.I.A.®/MLS® de la CIGM durant les trois premiers trimestres (29 703) laisse présager une très bonne année 2006. “La baisse observée au troisième trimestre ne devrait pas empêcher le marché de la revente d’enregistrer un résultat annuel exceptionnel. On s’attend à ce qu’en 2006, le volume des transactions soit presque le même qu’au cours des années 2005 et 2002, années phares en termes de dynamisme du marché de la revente”, affirme Michel Beauséjour, FCA, chef de la direction de la CIGM.

C’est le marché des maisons unifamiliales qui a le mieux résisté à l’affaiblissement du marché de la revente. Au cours du trimestre qui vient de se terminer, 4 563 maisons unifamiliales ont été revendues, soit seulement 4 % de moins qu’au troisième trimestre de 2005. La baisse des transactions n’empêche pas le marché des maisons unifamiliales de demeurer favorable aux vendeurs, ce qui dénote l’attrait de ce type de propriétés. Au cours du dernier trimestre, le prix de vente moyen des maisons unifamiliales s’est établi à 246 244 $, ce qui représente une progression de 9 % par rapport au troisième trimestre de 2005 et la hausse la plus forte pour un type d’habitation.

Dans la région métropolitaine de Montréal, les ventes de copropriétés ont diminué de 6 % au troisième trimestre de 2006 pour s’établir à 1 745. Cette baisse du nombre de transactions n’a pas empêché ce marché de demeurer équilibré, car, les inscriptions ont augmenté de façon relativement modérée (+17 %). Sur le réseau S.I.A.®/MLS®de la CIGM, le prix de vente moyen des copropriétés s’est établi à 208 869 $, en hausse de 3 % par rapport au troisième trimestre de 2005.

Le marché des plex (2 à 5 logements) s’est de nouveau contracté au troisième trimestre de 2006. En effet, 905 plex ont changé de propriétaire, soit 11 % de moins qu’au troisième trimestre de 2005. Il s’agit du recul le plus important du nombre de transactions enregistré au cours du troisième trimestre. Le marché des plex demeure quand même à l’avantage des vendeurs, en grande partie grâce à la faible croissance des inscriptions (+4 %). Le prix de vente moyen des plex s’est établi à 305 645 $, ce qui constitue une augmentation de 2 % par rapport au troisième trimestre de l’an dernier.

Le fléchissement de la demande au dernier trimestre n’a pas eu pour conséquence une correction majeure du marché car, parallèlement, l’offre s’est accrue modérément. “En général, la hausse des prix a été moins importante que dans le passé, ce qui indique un rééquilibrage en douceur du marché”, mentionne Astrid Joseph, analyste de marché à la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Recherche par Benoit Brosseau agent immobilier groupe sutton clodem lasalle bbrosseau@sutton.com

Le marché immobilier toujours en grande forme

Mardi 7 novembre 2006
La Chambre immobilière de Québec (CIQ) dévoile des résultats stimulants pour le mois d’octobre, démontrant ainsi la vigueur de cette industrie pour la grande région de Québec.
Au cours du mois d’octobre, les ventes de propriétés résidentielles ont crû de 9 % par rapport à la même période en 2005 pour s’établir à 787 ventes. Du côté des inscriptions, un bond de plus de 10 % a porté le nombre de nouvelles résidences sur le marché à 1 336.

Le montant total des ventes résidentielles du mois se chiffre à près de 117 M$, soit une hausse de 9,7 % comparativement à octobre 2005. Le prix moyen des résidences est demeuré relativement stable avec une majoration de 1 043 $, pour s’établir à 148 425 $ en octobre.

Selon la direction de la CIQ, «la stabilité du prix moyen des résidences est principalement due à l’augmentation du nombre d’inscriptions sur le marché. Au 15 octobre, 5 022 propriétés étaient disponibles aux fins de vente sur le marché immobilier de la grande région de Québec. C’est 544 résidences de plus qu’en 2005.»

Pour les dix premiers mois de l’année, les statistiques demeurent très encourageantes pour les agents et courtiers immobiliers avec un total de 7 830 ventes résidentielles, ce qui correspond à 164 ventes de plus que pour la même période de l’excellente année 2005. Du côté des transactions «toutes catégories confondues», depuis le début de l’année, le chiffre d’affaires des transactions immobilières a connu une progression de près de 6,5 % sur l’année précédente, pour s’établir à 1,3 G$

Tandis que le marché immobilier américain traverse une période sombre, celui de Québec demeure en excellente forme. «Bien que le nombre de résidences offert sur le marché croît toujours - facilitant ainsi la tâche aux acheteurs - l’équilibre du marché n’est pas encore atteint, laissant toujours présager des prix moyens pouvant augmenter quelque peu au cours des prochains mois», estime-t-on à la CIQ.

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Les mises en chantier d’habitations ralentiront en 2007

Mardi 7 novembre 2006

OTTAWA, le 2 nov. /CNW Telbec/ - Selon le rapport Perspectives du marché
de l’habitation, Canada du quatrième trimestre de 2006, publié par la Société
canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le secteur de la construction
résidentielle aura connu une autre excellente année en 2006. Le nombre de
mises en chantier d’habitations s’établira à 227 900 cette année, puis il
descendra à 210 900 l’an prochain. Même si elles fléchiront, les mises en
chantier dépasseront en 2007 la barre des 200 000 pour la sixième année
d’affilée.
    “Bien que la construction résidentielle soit à la hausse dans toutes les
provinces de l’Ouest et dans certaines régions du Canada atlantique,
l’augmentation de 1,1 % qui portera le nombre de mises en chantier à 227 900
au Canada cette année tiendra principalement à l’activité record enregistrée
en Alberta”, a déclaré Bob Dugan, économiste en chef à la SCHL. “En 2007, les
mises en chantier se remettront à diminuer, car la demande refoulée qui
s’était accumulée pendant les années 1990 continuera de se résorber, et
l’élévation des charges de remboursement hypothécaire modérera la demande
d’habitations pour propriétaire-occupant.”
    Cette année, les ventes de logements existants conclues par
l’intermédiaire du Service inter-agences(R) (S.I.A.(R)) seront au nombre de
481 400 et accuseront ainsi une légère baisse par rapport au sommet atteint en
2005. Les replis prévus en Ontario et en Colombie-Britannique l’emporteront
sur les hausses attendues dans les Prairies. Bien que le nombre de ventes
S.I.A.(R) soit censé reculer de nouveau en 2007, il se situera tout de même à
460 100, un total qu’il n’aura surpassé que deux fois auparavant.
    En 2006, la forte augmentation des prix en Colombie-Britannique et en
Alberta fera monter le prix S.I.A.(R) moyen au pays de 11,5 %. Il s’agit du
plus important taux de progression depuis 1989, année où les prix avaient
grimpé de 17,9 %. L’an prochain, la multiplication des inscriptions et le
tassement des ventes S.I.A.(R) ramèneront le marché de la revente vers son
point d’équilibre, si bien que le rythme d’augmentation du prix S.I.A.(R)
moyen ralentira pour se chiffrer à 5,7 %.
    Entre 2008 et 2010, le nombre annuel de mises en chantier diminuera peu à
peu, pour s’établir à 187 900 - un niveau qui cadre avec les facteurs
démographiques fondamentaux. Au cours de cette période, la demande de
logements sera soutenue par l’arrivée constante d’immigrants attirés par les
conditions relativement serrées qui seront observées sur le marché du travail.
    En Colombie-Britannique, à mesure que le marché de l’existant deviendra
plus équilibré, la demande débordera de moins en moins sur le marché du neuf.
En conséquence, le nombre de mises en chantier culminera à 36 900 en 2006,
avant de descendre à 35 300 en 2007. Le ralentissement de l’activité sera
graduel grâce à la vigueur du marché de l’emploi.
    En Alberta, l’afflux sans précédent de migrants propulsera à 49 400 le
nombre de mises en chantier en 2006, du jamais vu. En 2007, la hausse des prix
calmera la demande d’habitations. Il en résultera une baisse des mises en
chantier, lesquelles se chiffreront à 46 000.
    En Saskatchewan, les mouvements migratoires infraprovinciaux, à partir
des régions rurales vers Regina et Saskatoon, soutiennent actuellement la
construction de logements, car ils contrebalancent l’effet des départs vers
d’autres provinces. Le nombre total de mises en chantier devrait présenter une
progression de 4,7 % et atteindre 3 600 en 2006, tout comme en 2007.
    Au Manitoba, grâce aux importants volumes de construction non
résidentielle et à l’efficacité du Programme des candidats des provinces, qui
vise à attirer des immigrants d’autres pays, le nombre de mises en chantier va
se redresser et atteindre presque 5 000 pour la première fois depuis 1988. Il
devrait s’établir à 4 950 cette année puis à 5 000 l’an prochain. Selon les
prévisions, le Manitoba est la seule province où il y aura augmentation des
mises en chantier entre 2008 et 2010.
    En Ontario, le renchérissement des maisons individuelles neuves, le choix
accru sur le marché de la revente et les contraintes liées à l’offre de
terrains sont autant de facteurs qui modéreront la construction résidentielle.
Le nombre de mises en chantier passera à 75 200 en 2006 puis à 69 100 en 2007.
Il restera supérieur aux moyennes historiques en dépit de ces reculs.
    Au Québec, la demande d’habitations va fléchir, car l’expansion de
l’économie sera modeste et la demande refoulée qui s’était accumulée pendant
les années 1990 va se résorber. Les mises en chantier baisseront de 10 % cette
année. On prévoit donc au total 45 800 mises en chantier en 2006 et 40 700
autres en 2007.
    Au Nouveau-Brunswick, la forte croissance de l’emploi résultant de la
construction routière et de plusieurs grands projets dans le secteur de
l’énergie fera grimper à 4 100 le nombre de mises en chantier de logements en
2006. La raffinerie de pétrole annoncée récemment aura pour effet de soutenir
l’emploi en 2007 et de réduire l’émigration. Malgré cela, le nombre de mises
en chantier d’habitations descendra à 3 750 en 2007.
    En Nouvelle-Ecosse, le nombre de mises en chantier affichera une
progression de 5 % et atteindra 5 000 cette année, grâce à la forte
augmentation attendue dans le segment des logements collectifs. En 2007, la
hausse des taux d’inoccupation des logements locatifs et l’affaiblissement des
ventes d’appartements en copropriété laissent envisager un repli de la
construction d’ensembles résidentiels, lequel fera tomber le total des mises
en chantier à 4 575.
    A l’Ile-du-Prince-Edouard, étant donné le grand nombre de logements
abordables dont les fondations ont été coulées, le nombre de mises en chantier
ne diminuera que de 13 % en 2006. Il s’établira à 750 cette année puis à 700
en 2007.
    A Terre-Neuve, même si le taux d’accroissement du PIB s’accroîtra à
4,8 %, la construction résidentielle ralentira et les mises en chantier se
chiffreront à 2 215 en 2006. La stationnarité de l’emploi et le maintien des
tendances à l’émigration donnent à penser que le nombre de mises en chantier
poursuivra sa descente et se situera à 2 150 en 2007.
    La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) est l’organisme
national responsable de l’habitation au Canada, et ce depuis plus de 60 ans.
La SCHL veille à ce que les Canadiens aient accès à un large éventail de
logements de qualité, à coût abordable, et elle favorise la création de
collectivités et de villes dynamiques et saines partout au pays. Pour en
savoir davantage, veuillez consulter le www.schl.ca ou composer le
1-800-668-2642.

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              Perspectives nationales du marché de l'habitation

    Indicateurs clés du marché de l'habitation
    -------------------------------------------------------------------------
    -------------------------------------------------------------------------
                                              2005        2006         2007
                                          Chiffres  Prévisions   Prévisions
                                             réels
                                         ------------------------------------
    Mises en chantier d'habitations        225 481   227 900(1)   210 900(1)
    Mises en chantier, maisons
     individuelles                         120 463   123 000(1)   110 700(1)
    Mises en chantier, logements
     collectifs                            105 018   104 900(1)   100 200(1)
    Ventes S.I.A.(R)(2)                    482 788   481 400(1)   460 100(1)
    Prix de vente S.I.A.(R) moyen ($)(2)   249 365   278 100(1)   294 100(1)
    -------------------------------------------------------------------------

             Perspectives provinciales du marché de l'habitation

    Mises en chantier d'habitations
    -------------------------------------------------------------------------
    -------------------------------------------------------------------------
                                              2005        2006         2007
                                          Chiffres  Prévisions   Prévisions
                                             réels
                                         ------------------------------------
    Terre-Neuve-et-Labrador                  2 498       2 215        2 150
    Ile-du-Prince-Edouard                      862         750          700
    Nouvelle-Ecosse                          4 775       5 000        4 575
    Nouveau-Brunswick                        3 959       4 100        3 750
    Québec                                  50 910      45 800       40 700
    Ontario                                 78 795      75 200       69 100
    Manitoba                                 4 731       4 950        5 000
    Saskatchewan                             3 437       3 600        3 600
    Alberta                                 40 847      49 400       46 000
    Colombie-Britannique                    34 667      36 900       35 300
    -------------------------------------------------------------------------
    SOURCE : SCHL, Perspectives du marché de l'habitation, Canada, quatrième
             trimestre de 2006.

    -------------------------------------------
    1. Chiffres arrondis à la centaine près.
    2. Service inter-agences(R) (S.I.A.)(R) est une marque de commerce
       enregistrée de l'Association canadienne de l'immeuble (ACI). Les
       données portent sur dix provinces.
   

Recherche par Benoit Brosseau www.411listing.net 514-367-7000

Danger sur le marché de l’immobilier

Mercredi 1 novembre 2006

Doit-on craindre une bulle spéculative sur le marché immobilier résidentiel aux États-Unis ? La question est importante, car il présente une corrélation avec le marché canadien

La hausse du prix des maisons a d’ailleurs eu lieu à peu près en même temps dans les deux pays. Il est vrai que la hausse a été beaucoup moins forte au Canada qu’aux États-Unis, et en ce sens, on ne peut pas dire qu’il y ait une bulle spéculative au Canada.

Même si les indices de prix ne sont pas très fiables, tout porte à croire que le prix moyen des maisons en termes réels au Canada n’est pas beaucoup plus élevé en ce moment que lors du dernier sommet il y a une quinzaine d’années. En d’autres mots, le prix des maisons n’a pas monté plus vite que l’inflation en général.

En revanche, aux États-Unis, le prix des maisons en termes réels est au moins 25 % plus élevé que lors du dernier sommet; les hausses ont été particulièrement fortes entre 2000 et 2005. Il y a également de plus en plus de signes témoignant de comportements spéculatifs de la part des acheteurs et des propriétaires de maisons.

Par exemple, le prix des maisons par rapport au revenu disponible des ménages a atteint un sommet sans précédent. Nombre de propriétaires de maisons n’hésitent pas à augmenter leur hypothèque pour financer des dépenses de consommation. Ce qui fait dire à certains analystes que le consommateur américain se sert de sa maison comme d’une carte de crédit.

Mais pourquoi parler de bulle immobilièrespéculative alors que les hausses récentes n’ont aucune commune mesure avec celles que nous avons connues lors de la bulle techno de la fin des années 1990, par exemple ? Alan Greenspan, l’ex-président de la Réserve fédéraleaméricaine (Fed), disait qu’il est impossible de déterminer avec certitude la présence d’une bulle spéculative. Au contraire, Robert Shiller, professeur à l’Université Yale, pense qu’il est possible de le savoir. En 2000, il a écrit Irrational Exuberance pour dénoncer la bulle technologique, avant que les titres techno chutent de 80 % entre 2001 et 2003.

M. Shiller se base sur une observation surprenante : le prix réel des maisons n’augmente pas à long terme, ce que corrobore l’indice Herengracht, qui suit le prix des maisons dans un quartier d’Amsterdam depuis 1628.

Pour sa part, M. Shiller a développé un indice démontrant que le prix des maisons a baissé aux États-Unis de 1890 jusqu’au début desannées 1940. L’indice a remonté fortement au début des années 1950, mais après cette hausse, il n’y a pas eu de croissance en termes réels jusqu’en 1997. La hausse d’environ 50 % en termes réels enregistrée depuis 1997 n’a pas d’équivalent depuis 100 ans.

S’il est vrai qu’il y a une bulle spéculative dans l’immobilier résidentiel aux États-Unis, le prix des maisons diminuera pendant une dizaine d’années lorsque la bulle se sera dégonflée. Le prix des maisons au Canada ne baissera pas autant, mais le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne faudra pas compter sur une hausse.

 

Benoit Brosseau www.411listing.net 514-367-7000

Le marché immobilier se maintient dans la grande région de Montréal

Vendredi 25 août 2006

Le nombre des reventes de propriétés résidentielles est demeuré stable dans la grande région de Montréal au deuxième trimestre. La Chambre immobilière du Grand Montréal a fait savoir mardi que 11 292 transactions ont été enregistrées sur son territoire pendant les mois d’avril, mai et juin, comparativement à 11 282 lors du deuxième trimestre de 2005.

“L’engouement pour le marché de l’habitation ne se dément pas et les acheteurs ne semblent pas troublés outre mesure par l’augmentation des taux d’intérêt”, a déclaré Paul Cardinal, analyste principal à la Société canadienne d’hypothèques et de logement. “En général, le marché de la revente demeure donc favorable aux vendeurs”, a-t-il ajouté. La maison unifamiliale demeure le type d’habitation le plus populaire, et ce, même si aucune progression des transactions n’a été enregistrée au cours du deuxième trimestre. Sur les 11 292 transactions, 7086 se rapportaient à des maisons unifamiliales.

Les ventes de ce type d’habitations surpassent les autres dans toutes les grandes zones de la région métropolitaine, à part sur l’île de Montréal, où les ventes de copropriétés dominent. Le prix de vente moyen des maisons unifamiliales a atteint 242 864 $, ce qui représente une augmentation de 8 pour cent par rapport au deuxième trimestre de 2005. Dans le segment des copropriétés, 2804 transactions ont été enregistrées, soit 7 pour cent de plus qu’au cours du deuxième trimestre de 2005. Le prix de vente moyen des copropriétés a atteint 202 802 $, en hausse de 8 pour cent.

Les reventes de plex sont les seules à avoir reculé au cours du dernier trimestre. Il s’est conclu 1402 ventes dans la région métropolitaine, soit 10 pour cent de moins qu’au deuxième trimestre de 2005. Le prix de vente moyen pour ce segment a toutefois connu la plus forte croissance, soit 11 pour cent, pour se chiffrer à 317 565 $.

L’économie canadienne demeurera vigoureuse en 2006, d’après les économistes à 16h38 HAE, le 22 juin 2006

Vendredi 30 juin 2006

MONTREAL (PC) - L’économie canadienne n’a à peu près jamais été aussi en santé qu’aujourd’hui et nulle tempête n’est à prévoir d’ici la fin de l’année, soutiennent les économistes qui s’attendent à une croissance d’au moins 3 pour cent pour 2006.

D’après Clément Gignac, de la Banque Nationale, “on a peut-être les meilleurs ‘fondamentaux’ qu’on ait jamais observés depuis 50 ans”. Cela s’accompagne cependant d’importantes disparités régionales puisque les matières premières ne sont pas réparties également entre les provinces.

L’économiste montréalais prédit une croissance de 3 pour cent pour le pays cette année. La progression la plus rapide devrait être enregistrée à Terre-Neuve-et-Labrador avec 6 pour cent d’augmentation du PIB. Le Québec fermera la marche avec une hausse modeste d’environ 2 pour cent.

“On n’a pas fini d’entendre parler de péréquation”, a-t-il souligné dans une conférence sur Internet.

Ses prévisions sont moins optimistes que celles de Craig Wright, vice-président et économiste en chef de la Banque Royale, qui s’attend à une croissance de 3,3 pour cent pour le Canada et de 2,5 pour cent pour le Québec cette année.

Les deux experts s’accordent toutefois pour dire que le secteur manufacturier, concentré dans le centre du pays, devrait continuer à souffrir de la vigueur du dollar. Clément Gignac pense même qu’on pourrait assister à la disparition d’autres emplois dans la fabrication.

Il convient de souligner que le stratège de la Financière Banque Nationale voit le dollar à parité avec la devise américaine d’ici 18 mois. A son avis, le Canada demeurera un refuge pour les investisseurs, surtout si l’immobilier se dégonfle aux Etats-Unis.

Pour éviter d’encourager l’inflation, la Banque du Canada n’aura probablement d’autre choix que de recommencer à hausser les taux, une politique “controversée” qui va contribuer à soutenir la devise.

Les investissements consentis ces derniers mois devraient malgré tout permettre aux entreprises exportatrices de tirer leur épingle du jeu. “On ne fera pas faillite demain, même si le dollar reste à 0,90 $ US”, a insisté M. Gignac.

Craig Wright ne fait pas du tout la même lecture de la situation actuelle. Selon lui, le dollar canadien devrait plutôt perdre un peu de vigueur et retomber à environ 0,81 $ US dans la deuxième moitié de l’année.

Grisaille aux Etats-Unis

Pour le vice-président de la RBC, cela pourrait permettre à l’économie canadienne de coiffer celle des Etats-Unis au fil d’arrivée.

M. Craig prévoit que les deux pays connaîtront une croissance comparable en 2006. L’année suivante, le PIB du Canada devrait toutefois progresser de 2,9 pour cent, soit plus que celui des Etats-Unis dont l’augmentation devrait tourner autour de 2,7 pour cent.

Encore une fois, Clément Gignac est plus pessimiste. Pour 2007, il s’attend en effet à une progression d’au plus 2,4 pour cent de l’économie américaine.

La Banque Nationale s’inquiète de plus en plus “sérieusement” du comportement du consommateur américain “qui reste au rendez-vous même si son bilan se détériore” et qui utilise sa maison “comme un guichet automatique” à coup de refinancements hypothécaires.

Selon M. Gignac, l’essoufflement des ménages pourrait entraîner un important ralentissement au sud de la frontière d’ici deux ans. Cela ne serait pas sans conséquences sur les économies asiatiques, dont celle de la Chine, qui dépend de plus en plus du marché américain.